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Archives pour la catégorie ‘a- Région’

La caravane continue

11/03/2010

Caravane des mal-logés avec le collectif du RéSEL

10 mars

La caravane change de secteur ; elle est dans le Dunkerquois.

Pour plus de détail  dans la page Caravane : Compte rendu

11 mars :

SALAM NORD PAS DE CALAIS appelle à une manifestation en commun avec la caravane des mal-llogés 9 h  devant la sous préfecture Esplanade Jacques Vendroux à Calais.

Tous, a- Région

13 mars, manif à Lille

11/03/2010

MANIFESTATION à Lille

SAMEDI 13 MARS 2010

POUR L’ARRÊT DEFINITIF DES  EXPULSIONS DE LOCATAIRES

Départ à 14h30

devant le Palais de justice de Lille

Avenue du Peuple Belge

Sont attendus des militants du Portugal, d’Allemagne, d’Espagne et de Belgique

ManifLille

Aujourd’hui,

De plus en plus sont ceux qui sont sans logement ou mal logés.

Ceux qui ont un logement aujourd’hui le perdront peut-être demain.

Ceux qui sont logés ont de plus en plus de mal à payer le loyer et les charges.

Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de la logique du marché. Le marché n’a pour seul objectif que de permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en faire encore plus.

L’argent que l’État a dépensé pour aider les banques et les patrons, notre argent, il doit aujourd’hui le mobiliser pour permettre l’accès à tous d’un logement pérenne, correspondant aux besoins, aux souhaits et aux ressources, qui permette à tous de s’épanouir.

C’est ce même État qui se réfugie dans un silence coupable, en refusant  de  communiquer les chiffres des expulsions dans le Nord-Pas de Calais.

Nous exigeons la construction massive de logements sociaux accessibles aux familles modestes, celles-là mêmes durement frappées par la crise et le chômage.

Nous appelons à l’arrêt des expulsions locatives qui sanctionnent les ménages contraints de vivre dans des logements trop chers.

Nous agissons pour exiger des actes politiques forts pour l’application du droit au logement.

C’est l’indignation et la colère qui doivent nous guider.

C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons !

Exigeons

Que disparaissent les dispositifs de « flicage social »: nous voulons des moyens de vivre dignement, pas besoin d’accompagnement social.

Qu’ils soient remplacés par un véritable droit à se loger.

Pour cela il faut:

  • L’arrêt complet et définitif des expulsions de locataires
  • Que tous les logements vides sans raison valable soient réquisitionnés, qu’ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des « institutions ».
  • L’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable
  • Que soient construits des logements véritablement sociaux en nombre suffisant
  • Que chacun puisse choisir librement son quartier de résidence : la suppression des ghettos sociaux

Ne leur offrons pas notre résignation ! Organisons notre résistance !

Manifestation unitaire organisée par : les Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU) de Moulins, de Wazemmes et du Vieux Lille.

Signataires: Collectif Afrique, CSP 59,DAL NPDC,  LDH, MRAP, SNESUP Lille 2, SUD Education 59-62, FSU 59-62,  Les Alternatifs, Coordination Communistes 59-62, Europe Ecologie NPDC, GDALE CGA, Libertaire Turbulences Sociales , Les Verts Lille, PCF …

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Tous, a- Région

Expulsions

11/03/2010

Lettre au Préfet du Nord/Pas-de-Calais

Vos services ont remis à Monsieur Bleuze, Directeur de la CMAO, une liste de 47 familles, 10 femmes seules, 24 hommes seuls, qui vont prochainement être expulsées, avec comme consigne de leur trouver un lieu d’hébergement.

Cette demande dans un contexte persistant de saturation du dispositif d’hébergement est insupportable. A ce jour, 40 familles, 10 couples, 30 personnes seules sollicitent la CMAO au quotidien pour trouver un lieu d’hébergement. En plus, la fin de ce mois verra les 400 places dites hivernales disparaitre jusque Novembre prochain ! Cette commande fait peser sur l’ensemble des associations, et donc des professionnels et bénévoles qui les composent, une responsabilité qu’elles ne peuvent assumer étant donné l’absence chronique de places suffisantes d’hébergement.

En effet, faut-il rappeler que la mission principale  de la CMAO est de sortir les personnes de la rue et non de les y remettre.

Pour ces raisons, le Conseil d’Administration de la CMAO a considéré à l’unanimité  qu’il ne pouvait répondre à votre demande.

Le Conseil d’Administration vous demande de geler toutes les expulsions et de reconsidérer collégialement les situations afin de tenter de maintenir ces ménages dans leur domicile.

Je reste à votre disposition et vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de ma haute considération.

Eric Delhaye

Président

ABEJ, ADNSEA, /ARAS, AFEJI, AFR, AIR, AREAS, FONDATION ARMEE DU SALUT, ARS, BETHEL, CAPHARNAUM, CEFR, CEDRE BLEU, CROIX-ROUGE, HOME DES FLANDRES, LE CLIQUENOIS, LE FARE, MAGDALA, MARTINE BERNARD, SOCIETE SAINT VINCENT DE PAUL, REAGIR, RELAIS SOLEIL TOURQUENOIS, SECOURS POPULAIRE, VISA.

Tous, a- Région

Des cafards à Tourcoing

11/03/2010

A Tourcoing, des cafards prolifèrent dans une résidence

Les locataires d’un immeuble géré par LMH à Tourcoing dénoncent la prolifération récurrente de cafards dans leur résidence, la résidence Les Piats, quartier de la Croix Rouge.

De son côté, le bailleur social assure traiter le bâtiment contre les cafards une fois par an et ponctuellement sur la demande des résidents.

Un plan d’actions pour y améliorer les conditions de vie est par ailleurs engagé en 2010 par LMH.

Nord eclair

Tous, a- Région

La caravane avance

10/03/2010

Caravane des mal-logés avec le collectif du RéSEL

9 mars

La caravane change de secteur ; elle est passée du secteur minier au Dunkerquois.

Pour plus de détail  dans la page Caravane : Compte rendu

Tous, a- Région

Expulsion épi de soil

10/03/2010

Cela se passe dans la région lilloise

J’ai eu la confirmation que le terrain d’épi de soil sera évacué dans les prochains jours, peut-être fin de semaine prochaine ; il y a quelques jours de cela les rumeurs grandissaient, les familles ont vu débarqué le  1er secrétaire  du préfet avec la police. J’ai contacté la mairie de Loos qui ont répondu qu’ils ne savaient rien, puis j’ai contacté la Soreli ; même réponse ; mais la personne avait eu la même info que moi.
Cela ce confirme bien aujourd’hui suite à un appel de mon directeur à la préfecture.

Sur le terrain il y a beaucoup de caravanes mais ne restent que 3 familles et une personne seule sont sans solution d’hébergement.
Je reviens du terrain ce matin et C’est un peu la panique générale.
J’ai interpellé la DDCS qui reste muette pour l’instant.
Je constate encore une fois que nous n’avons que nos yeux pour pleurer et on se sent bien démunis face à cela.

François

J’ai découvert ce mail ce soir. Il semblerait que la demande d’expulsion soit partie d’Eurasanté. La Soréli, propriétaire du terrain n’avait rien demandé,  il me l’a confirmé en tant que président de cette SEM. Il m’a aussi dit qu’il essaierait d’intervenir par téléphone auprès du Préfet pour rappeler cette position.

Toutes autres informations sur le sujet sont bonnes à prendre. La pire des solutions peut peut-être encore être évitée.

Bertrand

Sortant d’une réunion, nous confirmons l’expulsion car les copains enseignants ont retrouvé ce matin des enfants de l’épi-soil à Lomme
Muriel

Tous, a- Région

Caravane

09/03/2010

8 mars : première journée de la caravane des mal-logés avec le collectif du RéSEL

Pour plus de détail  dans la page Caravane : Compte rendu

Tous, a- Région

La caravane démarre

08/03/2010

Resel

La caravane des mal-logés démarre aujourd’hui, 8 mars dans les mines

POUR L’ARRÊT DES EXPULSIONS,

POUR LA REALISATION DE LOGEMENTS SOCIAUX,

CONTRE LE LOGEMENT CHER

Le 15 mars, fin de la trêve hivernale ; des milliers de locataires peuvent être expulsés de leur logement dès le 16 mars.

Aujourd’hui, lundi 8 mars

14 h 30 : conférence de presse à Méricourt.
15 h 30 : actions en direction de Billy-Montigny, Hénin-Beaumont, Liévin et Avion.
18 h 30 : salle Jean Vilar (en face de la mairie) à Méricourt, meeting avec le collectif du Résel.

—————-Interventions des organisations suivantes :  CNL, CSF, Amnesty, Attac, Fraternité Migrants Angres, LDH, DAL.

Venez nombreux lors de ces actions.

Pour plus d’information : caravane et  itinéraire

Tous, a- Région

Festidal

03/03/2010

L’association Droit Au Logement fête son 15e anniversaire et a organisé à cette occasion le FestiDAL, trois jours d’animations à la salle du Gymnase.

Interview d’Albert Jacquard par Nord Eclair

Investi auprès de l’association Droit au logement (DAL) depuis sa création en 1990, le généticien Albert Jacquard a animé à Lille une conférence-débat dans le cadre du Festidal qui célèbre les 15 ans de présence de l’association dans le Nord-Pas-de-Calais.
Vous allez animer une conférence-débat intitulée « L’humanité créatrice de l’être humain ». Qu’allez-vous évoquer ?
>> Peu à peu, les espèces ont évolué, se sont transformées, et il y aune espèce qui a tiré le gros lot, c’est l’espèce humaine, qui a une capacité intellectuelle formidable, et qui en a profité pour créer le super-homme qu’est l’ensemble des humains. Le surhomme existe, ce n’est pas vous, ce n’est pas moi, c’est nous. L’espèce humaine est faite d’individus qui se construisent les uns les autres. Ce que je suis, ce n’est pas ce que la nature m’a donné, c’est ce que je suis devenu au contact des autres.

Comment reliez-vous cette théorie au problème de l’accès au logement ?
>> C’est très lié. Ce que je viens de vous dire débouche sur une vision de l’humanité où les êtres humains se construisent les uns les autres. Il faudrait aboutir à une société où il y a une réciprocité permanente en remplaçant la lutte des uns contre les autres par la lutte des uns avec les autres contre les mésaventures de l’humanité, de la nature.

Vous dîtes souvent que le danger vient de l’homme…
>> Oui, le danger immédiat, c’est celui du conflit nucléaire dont on parle très peu mais qui est constamment présent. C’est un danger de suicide collectif si les individus eux-mêmes ne tiennent pas compte des limites de la planète. L’humanité est entre les mains des hommes.

Pourquoi vous êtes-vous engagé avec le DAL dans la lutte pour l’accès au logement ?
>> Je n’avais pas le choix. Quand vous voyez quelqu’un qui se noie, vous ne vous posez pas la question : « Est-ce que je vais l’aider à s’en sortir ? » Le problème du logement est un cas particulier des erreurs commises par une société de la compétition, de la lutte les uns contre les autres. Et c’est contre cela qu’il faut lutter.

Cela fait 20 ans – 15 dans le Nord/Pas-de-Calais – que le DAL a été créé, la situation de l’accès au logement a-t-elle évolué ?
>> Il y en a encore pour 2 000 ans ! Mais il y a des choses qu’on n’ose plus dire : on ne parle plus de la croissance comme autrefois. La croissance est impossible, c’est un leurre et on commence à s’en rendre compte, donc ça progresse. Mais la situation des mal-logés, elle, n’a pas beaucoup progressé.

Quel bilan tirez-vous de votre action contre le mal-logement ?
>> Il aurait fallu obtenir dix fois plus mais le peu qu’on a gagné, c’est toujours ça.

Vous évoquez souvent la réquisition des logements vacants. Est-ce la solution selon vous ?
>> Oui, c’est un problème simple : il y a des gens qui sont dans la rue et des appartements qui sont vides. Il n’y a qu’à les mettre dans les appartements vides. On le fait en temps de guerre, pourquoi pas en temps de paix, qui est une fausse paix. En fait, comme le disait l’abbé Pierre, on est en guerre contre la misère. Il va bien falloir remettre en cause de façon beaucoup plus large le droit de propriété.

Que pensez-vous de la loi DALO qui a instigué le droit au logement opposable ?
>> Les lois vont toutes dans le bon sens, le problème c’est de les appliquer. Ce n’est pas les lois qu’il faut juger, c’est ce qu’en font les autorités.

Vous venez d’évoquer l’abbé Pierre. On fait souvent référence à vous comme étant « l’abbé Pierre laïc »…
>> Je n’aime pas qu’on dise cela. Je ne suis pas l’abbé Pierre, je ne suis pas abbé. Et surtout, je n’ai pas les moyens intellectuels qu’il avait. J’aimerais lui ressembler mais ce n’est pas à la portée de tout le monde.

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Article paru dans Nord Eclair le samedi 27 février

Ils sont venus nombreux, jeudi soir, abattre le mur érigé à l’entrée de la salle. Par cette action symbolique, l’association marque l’ouverture de trois journées d’exposition, spectacles et concerts consacrés au problème du logement dans la région.
Connue pour s’impliquer dans l’aide à l’accès au logement, la lutte contre les expulsions et l’habitat insalubre, l’association est confrontée à un phénomène nouveau. « On voit arriver des familles issues de classes socio-professionnelles qui n’étaient pas concernées auparavant », explique Philippe Deltombe, président du DAL Nord – Pas-de-Calais.

Autour de l’exposition « …exclus…exclus…exclusions… » du collectif Week-end d’artistes, des figurants accueilleront chaque soir le public venu profiter des concerts et spectacles proposés.
Après la soirée Jazz et Cabaret de jeudi et la Session de musique irlandaise de vendredi, la dernière journée accueillera le spectacle participatif Mon Histoire de la compagnie UCODEP et des habitants de Fives, une conférence d’Albert Jacquard, suivie d’un débat et conclue par le Grand Bal Folk auquel participeront Les Chtites Bourrées, Entredeux et Les Pantouflards.
De nombreux convives réunis pour l’anniversaire du DAL Nord – Pas-de-Calais, dont le plus cadeau serait « de disparaître rapidement, une fois le problème résolu », confie son président.
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Pour d’autres renseignements, voir les articles dans  la page festidal.

D’autres photos arriveront bientôt mais actuellement, la préparation de la caravane prend beaucoup de temps.

Tous, a- Région

Insalubrité

03/03/2010

Faute de décision d’entretien rapide, un logement glisse vers l’insalubrité

Depuis des mois, Fernand et Katy Lessart n’en peuvent plus. Un grave problème d’humidité touche leur appartement situé dans le quartier de Calonne, résidence Ile-de-France à Liévin.

Avant de pénétrer dans l’appartement de la famille Lessart, son voisin du dessus nous confirme ne pas connaître de problème particulier d’humidité.

Sylvie, la voisine du premier étage, non plus.

Alors pourquoi ce logement a-t-il les bords des plafonds noircis, les bas des murs moisis et les chambres, un demi-niveau au-dessus, pratiquement inhabitables ? « Tout viendrait de la VMC (la ventilation mécanique contrôlée), selon Katy. Nous avons constaté le problème en septembre dernier et prévenu le bailleur, la SIA, au mois de novembre. Par grand froid, il ne faisait que 12 °C dans l’appartement ! » Le centre névralgique de la VMC se trouve dans la cuisine. « Début janvier, M. Urbain, de la SIA, a constaté les dégâts, prenant même de l’eau sur la tête au moment de mettre en marche la VMC ! Mais apparemment ce n’était pas un cas d’urgence car la VMC n’a été remplacée que ce lundi. L’agent de la société Poiret a travaillé deux heures et retiré la moitié d’un seau d’eau : le gros tuyau qui part dans les combles était percé à de multiples endroits. » L’appartement est « contaminé » à de nombreux endroits. Dans la salle de séjour, on ne parvient plus à ouvrir le bahut en chêne de qualité. Mais là où les faits deviennent terrifiants, c’est dans la chambre de Kevin, 18 ans, et de Thomas, 16 ans. Bien que Katy ait ouvert la fenêtre depuis 6 h 30, hier matin, l’odeur d’humidité est tenace, l’eau suinte au sol sur le revêtement plastifié, près des prises électriques (« On nous a dit que ce n’était pas grave, que le courant se mettait en sécurité en cas d’humidité ! »), les murs ne sèchent pas malgré le chauffage, deux tables de chevet ont terminé à la benne à ordures, un gros champignon s’est déclaré au plafond, la noirceur gagne les fenêtres mi-bois mi-PVC et les matelas moisissent. Triste lieu de vie pour des ados ! Dans la chambre des parents, ce n’est pas mieux : outre le plafond noirci et humide, un pied de lit et des meubles se sont gondolés. Et au même niveau, malgré la bouche d’aération de la VMC, la cuisine en prend le même chemin.

Arrivé le 15 décembre 2008 dans ce logement datant de 1994, le couple s’y sentait bien. Désormais, après maints recours, M. et Mme Lessart espèrent obtenir un dédommagement de leurs déboires et déménager pour Pérenchies, là où travaille Fernand. La demande est en cours depuis plus d’un an auprès de… la SIA.

vdn

Tous, a- Région