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Archives pour la catégorie ‘c- Presse’

Les expulsions …

10/03/2010

entre drame humain et gabegie

La trêve hivernale des expulsions prend fin le 15 mars.

Des associations manifesteront deux jours plus tôt pour l’arrêt de ces pratiques et la construction de logements sociaux.

« La date est symbolique », prévient Jean-Baptiste Willaume, responsable de la Confédération syndicale des familles (CSF). Deux jours avant la fin de la trêve hivernale, le Réseau Stop aux expulsions de logements (RESEL) appelle à manifester le 13 mars prochain. Lancé en juin 2009 à l’appel de trois associations, la CNL, le DAL et la CSF, le réseau se bat contre les expulsions et milite pour le plein exercice du droit au logement. « Chaque année, plus de 130 000 procédures sont lancées. Avec la crise, les conséquences risquent d’être dramatiques », rappelle Jean-Baptiste Eyraud, président du DAL, quand Benoît Filippi, fondateur de l’Association de défense des locataires (ACDL), dénonce, lui, « un scandale qui doit cesser ». « Nous ne voulons plus de ce système qui, passé le 15 mars, jette à la rue des familles entières. C’est un scandale permanent, un drame humain et une gabegie financière », poursuit-il. Rappelant que l’État est prêt à dépenser des sommes folles (frais de justice, hébergement à l’hôtel) « pour ne pas avoir à appliquer le droit au logement ».

Dans ce contexte, le réseau avance plusieurs revendications : moratoire sur les expulsions, application de la loi de réquisition, encadrement des loyers et des charges. Point d’orgue de leurs exigences : « la création massive de logements sociaux ». « Donner de l’argent au privé ne sert à rien sinon à renforcer les inégalités, la précarité et remplir les poches des actionnaires privés », constate Michel Mittenaere, de la CNL. Rejoint par une trentaine d’organisations comme la LDH, Jeudi noir, la FSU ou encore le Syndicat de la magistrature, le mouvement prend de l’ampleur. D’ailleurs, la mobilisation, le 13 mars, ne sera pas que parisienne. « Une dizaine de villes sont d’ores et déjà inscrites comme Lille, Marseille ou Bordeaux », précise Jean-Baptiste Willaume. Une trentaine d’autres associations comme la Fondation Abbé-Pierre, Emmaüs ou ATD Quart-Monde ont décidé de s’associer au mouvement, soutenu par les forces politiques de gauche, du PS au NPA. Maire de Bobigny et responsable de la commission logement du PCF, Catherine Peyge rappelle ainsi « l’urgence et la pertinence d’un véritable service public du logement ».

L’humanité

Tous, c- Presse

Maîtriser l’urbanisme

05/03/2010

Le grand défi

La vigne a été arrachée, mardi 16 février, sous les fenêtres du maire de Coudoux : le terrain d’un hectare, situé en plein coeur de ce village de la communauté d’agglomération du Pays d’Aix, dans les Bouches-du-Rhône, va être le théâtre d’une opération d’aménagement modeste par la taille – 80 logements – mais d’un enjeu majeur. Elle incarne, pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), la volonté de reprendre les rênes d’un urbanisme marqué par l’étalement urbain, une pression foncière d’une rare violence et une flambée des prix de l’immobilier.

« Nous sommes confrontés à la difficulté de concilier tous les défis. Il y a urgence à la fois à construire des logements, à préserver les terres agricoles et à développer le foncier économique. Sans une forte prise de conscience, on ne pourra plus répondre à ces trois enjeux de manière équilibrée» , résume Cécile Helle, vice-présidente (PS) du conseil régional en charge du développement des territoires.

A l’origine de tous ces maux, une séduction jamais démentie. PACA attire, et pas seulement les retraités : les cadres forment le principal bataillon des 13 000 habitants que la région gagne chaque année par le jeu des migrations internes. « La région a accueilli 2 millions d’habitants supplémentaires depuis les années 1960. Cela représente une croissance deux fois plus rapide que la moyenne française» , observe Renan Duthion, directeur général de l’Insee régional.

Problème : poussés par la recherche de l’air pur, de l’espace ou de prix moins élevés, les trois-quarts des nouveaux venus s’installent hors des villes, multipliant maisons individuelles et jardins. Ces dix dernières années, 4 400 hectares de terres supplémentaires ont été « artificialisées» . Face à la saturation du littoral et de la vallée du Rhône, c’est désormais l’arrière-pays qui encaisse le choc, à l’image du centre-Var, entre Brignoles et Draguignan.

« La population des banlieues a doublé depuis les années 1960 et celle des couronnes périurbaines a triplé, entraînant un mitage du territoire rural» , décrit M. Duthion. Signe de ce grignotage des espaces naturels et des terres agricoles, le trajet à parcourir depuis le centre des agglomérations pour atteindre la campagne a été multiplié par deux depuis quarante ans, et PACA est la seule région où cette distance continue d’augmenter.

Ces bouleversements, Coudoux les subit de plein fouet. Sa situation à 17 kilomètres d’Aix-en-Provence, sa proximité avec l’autoroute A8 qui mène aux bassins d’emplois de Berre-l’Etang et de Marseille transforment le bourg provençal en arrière-cour résidentielle des pôles urbains des Bouches-du-Rhône. La commune de 3 500 habitants connaît l’une des plus fortes croissances démographiques de la communauté d’agglomération du Pays d’Aix, 2 % par an. « Le village a été largement ouvert à l’urbanisation sans politique cohérente, il a grossi par des lotissements successifs» , raconte le maire (div. droite), Guy Barret. Pavillons individuels, enclaves fermées et rues en cul-de-sac sont devenus l’ordinaire de la commune. Pour les Coudoucens, un ordinaire inabordable : « Nous manquons de petits logements pour les jeunes, les retraités, et l’habitat pavillonnaire est inaccessible aux gens du village» , détaille le maire.

Dans ce contexte, l’opération du « Grand Coudoux»  marque une vraie rupture : en centre-village, 80 logements dont 70 collectifs, 77 de petite taille, 40 % de logements sociaux. Une prise en compte de l’environnement, avec des bâtiments basse consommation et l’installation envisagée d’une chaudière à bois alimentant un réseau de chaleur collectif. Enfin la volonté de retrouver un esprit villageois, avec des commerces et des services autour d’une vraie place publique qui fait aujourd’hui défaut.

Impossible pour une petite commune de porter seule une telle opération. Coudoux est l’un des projets pilotes du programme « Agir pour des quartiers durables» , lancé en 2009 par le conseil régional pour accompagner « les communes menant une opération de rénovation urbaine ou d’aménagement insistant sur la densité, la proximité des centres existants ou des gares» , précise Cécile Helle. Cette initiative s’ajoute au programme d’aménagement solidaire mis en place en 2006 par la région pour aider les intercommunalités à développer un projet urbain mettant l’accent sur la solidarité sociale et intercommunale.

Mais l’arme essentielle dont s’est dotée la région pour reprendre le contrôle de son territoire, c’est son établissement public foncier régional (EPFR). Depuis sa création, en 2001, l’EPFR a engagé 517 millions d’euros pour aider les collectivités locales à anticiper leur futur développement et mettre des terrains jugés stratégiques à l’abri de la spéculation.

En acquérant et en conservant, parfois sur la longue durée, les parcelles pour le compte des communes, l’EPFR est aussi, dans bien des cas, le levier indispensable pour construire des logements. Avec deux priorités : les habitations pour actifs, dans une région où n’ont longtemps fleuri que les résidences secondaires, et les logements sociaux : il en manque 100 000 en PACA, où l’on compte, selon la Fondation Abbé Pierre, 350 000 mal-logés.

« Les élus nous disent que le foncier est trop cher pour eux, qu’ils sont démunis face aux promoteurs qui veulent lotir les terrains. Mais les maires sont aussi frileux à l’idée d’acquérir des terrains dans le seul but de réaliser une réserve foncière, sans savoir ce qu’ils veulent en faire. Nous les interpellons pour essayer de changer leurs pratiques» , détaille Cécile Helle.

La tendance pourra-t-elle être inversée, alors que des prévisions sans cesse dépassées annoncent 500 000 habitants supplémentaires dans les dix prochaines années ? « L’Etablissement public foncier agit dans le bon sens, mais c’est une goutte d’eau. Les résultats ne sont pas à la hauteur des objectifs» , estime François Fouchier, délégué régional du Conservatoire du littoral, qui protège 120 km de côtes et 36 000 hectares en PACA. Pour lui, « les combats ont été gagnés sur les grands projets, mais le grignotage continue. Valoriser leurs terrains en les rendant constructibles reste un fantasme fort pour les propriétaires et les agriculteurs : les enjeux financiers sont énormes» .

Pourtant, chacun reconnaît que le contexte a changé. « La prise de conscience est récente, mais bien réelle, même si les maires, en prise directe avec leur population, n’ont pas toujours une totale liberté de manoeuvre, estime Louis Nègre, maire (UMP) de Cagnes-sur-Mer et président de l’agence d’urbanisme des Alpes-Maritimes. Le problème de l’étalement urbain est technique, mais ce que les gens comprennent bien, c’est la question des transports. La hausse du prix du pétrole a fait apparaître la fragilité de ce modèle : les familles de la grande périphérie, où la faible densité ne permet pas de développer des transports en commun, risquent de ne plus pouvoir se déplacer.» 

Des portes d’Avignon à l’arrière-pays niçois en passant par les rives de l’étang de Berre, élus et aménageurs sont désormais au défi d’inventer un habitat compact, apte à détourner les familles de leur rêve de mas provençal.

Le monde

Tous, c- Presse

Le 1 % logement

05/03/2010

Mode d’emploi

L’approche du printemps est souvent propice à l’achat immobilier ou à la réalisation de travaux pour rénover sa résidence principale. Deux objectifs qui peuvent être réalisés par l’intermédiaire du 1 % logement. Mais ce ne sont pas les seuls.

Assurez- vous au préalable que votre entreprise est bien assujettie à la PEEC (participation des employeurs à l’effort de construction) auprès de votre service du personnel. C’est l’appellation exacte du 1 % logement. Cette contribution est versée auprès de différents organismes collecteurs pour favoriser et améliorer l’accès au logement des salariés. Ces services se présentent sous plusieurs formes.

Financer un projet immobilier. Le 1 % peut vous aider à acquérir votre résidence principale à condition d’être un primo-accédant (premier achat) ou d’acquérir un logement dans le cadre d’une mobilité professionnelle. Les montants accordés sont souvent compris dans une fourchette allant de 11.000 à 13.000 euros sur dix ans avec un TEG (taux effectif global, assurance et frais de dossier inclus) inférieur à 2 %. Attention, pour en bénéficier et venir en complément de votre apport, votre endettement maximum ne peut dépasser 30 % de vos ressources (foyer fiscal).

Autre service utile et non des moindre, le conseil en financement. Les organismes collecteurs du 1 % logement peuvent créer l’architecture de votre financement sur sa totalité et intervenir, souvent avec des taux préférentiels, auprès des banques partenaires.

Financer ses travaux grâce au prêt pass-travaux. Un prêt couvrant 100 % des travaux peut être obtenu dans les mêmes conditions que ci-dessus s’il concerne la résidence principale et si les travaux sont réalisés par une entreprise. Un prêt pass-travaux majoré est aussi accordé aux salariés confrontés au handicap.

Faciliter une location. L’avance loca-pass finance le dépôt de garantie demandé par le bailleur au locataire. C’est un prêt sans intérêt qui se rembourse mensuellement sur trente-six mois.

Accompagner une mobilité professionnelle. Avec le pass mobilité qui permet de bénéficier d’une assistance pour rechercher un logement et le mobili-pass qui est une subvention destinée à couvrir six mois de loyers et charges en cas de doubles charges de logement.

france soir

Affronter une situation difficile. Le 1 % logement propose un service d’écoute et d’accueil destiné à ceux qui ont des difficultés à accéder à un logement ou à le conserver. Pour en bénéficier, il faut s’adresser au service social ou du personnel de son entreprise.

Tous, c- Presse

Entre drame et gabegie

04/03/2010

Les expulsions, entre drame humain et gabegie

La trêve hivernale des expulsions prend fin le 15 mars. Des associations manifesteront deux jours plus tôt pour l’arrêt de ces pratiques et la construction de logements sociaux.

« La date est symbolique », prévient Jean-Baptiste Willaume, responsable de la Confédération syndicale des familles (CSF). Deux jours avant la fin de la trêve hivernale, le Réseau Stop aux expulsions de logements (RESEL) appelle à manifester le 13 mars prochain. Lancé en juin 2009 à l’appel de trois associations, la CNL, le DAL et la CSF, le réseau se bat contre les expulsions et milite pour le plein exercice du droit au logement. « Chaque année, plus de 130 000 procédures sont lancées. Avec la crise, les conséquences risquent d’être dramatiques », rappelle Jean-Baptiste Eyraud, président du DAL, quand Benoît Filippi, fondateur de l’Association de défense des locataires (ACDL), dénonce, lui, « un scandale qui doit cesser ». « Nous ne voulons plus de ce système qui, passé le 15 mars, jette à la rue des familles entières. C’est un scandale permanent, un drame humain et une gabegie financière », poursuit-il. Rappelant que l’État est prêt à dépenser des sommes folles (frais de justice, hébergement à l’hôtel) « pour ne pas avoir à appliquer le droit au logement ».

Dans ce contexte, le réseau avance plusieurs revendications : moratoire sur les expulsions, application de la loi de réquisition, encadrement des loyers et des charges. Point d’orgue de leurs exigences : « la création massive de logements sociaux ». « Donner de l’argent au privé ne sert à rien sinon à renforcer les inégalités, la précarité et remplir les poches des actionnaires privés », constate Michel Mittenaere, de la CNL. Rejoint par une trentaine d’organisations comme la LDH, Jeudi noir, la FSU ou encore le Syndicat de la magistrature, le mouvement prend de l’ampleur. D’ailleurs, la mobilisation, le 13 mars, ne sera pas que parisienne. « Une dizaine de villes sont d’ores et déjà inscrites comme Lille, Marseille ou Bordeaux », précise Jean-Baptiste Willaume. Une trentaine d’autres associations comme la Fondation Abbé-Pierre, Emmaüs ou ATD Quart-Monde ont décidé de s’associer au mouvement, soutenu par les forces politiques de gauche, du PS au NPA. Maire de Bobigny et responsable de la commission logement du PCF, Catherine Peyge rappelle ainsi « l’urgence et la pertinence d’un véritable service public du logement ».

L’humanité

Tous, c- Presse

Détecteur de fumée

04/03/2010

Il est rendu obligatoire dans tous les logements

D’ici à cinq ans, tous les logements privés de France devront être équipés d’un détecteur de fumée et il reviendra à l’occupant, qu’il soit propriétaire ou locataire, de l’installer. De la fumée qui s’échappe du four alors que le rôti brûle à la véritable propagation de flammes due à un incendie, en passant par des toasts trop grillés, une alarme se déclenchera automatiquement dans votre maison.

Même régime pour les accros au tabac qui fumeront trop près de l’appareil.

Ces alarmes incendie, déjà obligatoires chez nos voisins britanniques depuis 1997, détectent la moindre apparition de fumée. Les détecteurs avertisseurs autonomes de fumées (DAAF), ultra-sensibles, se déclenchent à l’apparition du premier nuage de fumée. Une alarme stridente retentit et prévient l’occupant avant qu’il ne soit trop tard.

Le député UMP Damien Meslot s’est félicité de l’adoption du texte, présenté pour la première fois en France en 2005 à la suite d’une série d’incendies meurtriers. « Les détecteurs permettront de sauver des centaines de vies par an», a-t-il déclaré. L’incendie est la troisième cause de mortalité par accident domestique chez les enfants de moins de 5 ans, après la suffocation et la noyade.

Des coûts supportés par les locataires

Le texte prévoit que l’installation sera à la charge de l’occupant du logement, qu’il soit propriétaire ou locataire, avec un délai de cinq ans à compter de la promulgation de la loi. C’est aussi l’occupant du logement qui devra veiller à l’entretien et au bon fonctionnement de l’appareil. C’est seulement pour les locations saisonnières, les logements meublés, les logements de fonction et les foyers, que l’installation et l’entretien du détecteur de fumée incomberont au propriétaire.

Un détecteur « coûte une vingtaine d’euros pour une durée de vie de dix ans, soit deux euros par an », a fait valoir le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, minimisant les coûts supportés par l’occupant. Ce à quoi le sénateur centriste Nicolas About a répondu que « plusieurs détecteurs seront nécessaires et l’entretien et les tests représenteront un coût non négligeable », incluant l’intervention « d’un électricien ».

A la charge exclusive du propriétaire en Grande-Bretagne

Il a précisé que les contrevenants seront pénalisés de « 5 000 euros de franchise » par leur assureur. Et a également rappelé que le détecteur ne détectait pas le monoxyde de carbone. Le député PS Jean-Yves Le Bouillonnec a lui aussi regretté « une nouvelle charge pour les locataires » mais souhaité « prendre ses responsabilités » en votant un texte qui constitue « un progrès ».

Tous les groupes politiques ont voté en faveur du texte à l’exception des parlementaires communistes qui ont réclamé jusqu’au bout que l’installation soit à la charge exclusive du propriétaire du logement, comme en Grande-Bretagne par exemple. L’installation de l’alarme à incendie y est devenue une norme de sécurité incontournable et le propriétaire a pour obligation d’équiper le logement, avant de le mettre en location.

Un incendie toutes les deux minutes en France

Le gouvernement note que tous les pays avec un taux d’équipement en DAAF supérieur à 80% ont diminué le nombre de morts de moitié. Actuellement, ce taux est de 98% en Norvège et de 89% en Grande-Bretagne alors qu’il n’est que de 2% en France.

En France, le nombre d’incendies a doublé au cours des 20 dernières années avec un incendie toutes les deux minutes, plus de 10 000 blessés et 800 morts par an, dont 80 à 90% dans des feux d’habitation, a rappelé le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, qui s’est engagé à «la mise en oeuvre la plus rapide des décrets d’application» de cette loi.

Le parisien

Tous, c- Presse

La grande pauvreté augmente

03/03/2010

Depuis dix ans, la pauvreté est restée stable, mais la grande pauvreté a augmenté

L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes) a remis, le 25 février, son rapport 2009-2010 à Martin Hirsch et Benoît Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement. Intitulé « Bilan de dix ans d’observation de la pauvreté et de l’exclusion sociale à l’heure de la crise» , celui-ci marque aussi le dixième anniversaire de la création de l’Observatoire.
La première partie du rapport tente de mesurer l’impact de la crise économique sur la pauvreté. La conclusion en est plutôt mesurée. L’Onpes constate en effet que, contrairement à d’autres pays, « en France, le gouvernement a au contraire décidé en 2008 et en 2009 de s’appuyer sur les systèmes de protection sociale et de laisser jouer les stabilisateurs automatiques, tout en les renforçant de mesures de relance» . Conséquence : l’impact de la crise est resté atténué en 2008 et 2009. Atténué, mais pas absent. D’une part, les indicateurs de la pauvreté ne rendent pas encore compte de la crise actuelle. D’autre part, tous les acteurs de terrain – et notamment les associations caritatives – s’accordent pour faire état d’une « augmentation sensible des difficultés financières des ménages» . Enfin, les études d’opinion montrent que la crise a contribué à diffuser la peur de la pauvreté au sein de la société française. Ce constat amène l’Onpes à s’interroger à nouveau sur l’opportunité de travailler à la construction d’indicateurs d’alerte plus réactifs, qui éviteraient de laisser s’installer le sentiment d’un écart entre la mesure de la crise et sa perception par la population. L’Observatoire s’était toutefois déjà lancé, il y a quelques années, dans une démarche de ce type, qui n’avait pas abouti.
La seconde partie du rapport est consacrée à un retour sur dix années d’observation sociale en France. Le principal enseignement est qu’après une période de baisse continue, la pauvreté monétaire et les inégalités de revenus se sont stabilisées. Entre 1998 et 2007, le taux de personnes sous le seuil de pauvreté (moins de 60% du revenu médian, soit 908 euros par mois) est resté quasi stable, passant de 13,6% à 13,4% de la population (environ huit millions de personnes en 2007). En revanche, au sein de la population défavorisée, la situation des plus pauvres s’est dégradée au cours de cette période. La part des personnes vivant avec moins de 40% du revenu médian est en effet passée de 2,1% de la population en 2002 à 3,1% en 2007. L’Onpes y voit la conséquence de la dégradation du marché du travail, qui freine les perspectives de retour à l’emploi pour les publics les plus fragiles. L’Observatoire confirme également la montée en charge du phénomène des travailleurs pauvres, dont le nombre est passé de 1,7 million en 2005 à 1,9 millions en 2007 (6,7% du total des salariés). Il revient aussi sur l’importance de la grande exclusion et des « publics invisibles»  (comme les personnes SDF).
Le gouvernement reste toutefois attaché à son objectif de réduction de la pauvreté. A l’occasion d’un déplacement à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), le 24 février, sur le thème du revenu de solidarité active (voir notre article ci-contre du 25 février 2010), François Fillon s’est dit à nouveau convaincu qu’une fois achevée la montée en charge du RSA, « on estime à 700.000 le nombre des personnes qui sortiront de la pauvreté grâce au complément de revenus fourni par le revenu de solidarité active» .

localtis

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En France, 8 millions de personnes vivent avec moins de 908 euros par mois

La France compte plus de huit millions de personnes pauvres. Même si ce niveau est stable depuis dix ans, la situation des plus vulnérables s’est « dégradée»  et risque de s’aggraver avec la crise, selon le sixième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES).

Le taux de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (c’est-à-dire moins de 60 % du revenu médian, soit 908 euros par mois) n’a guère évolué, passant de 13,6 % à 13,4 % de la population entre 1998 et 2007, ce qui représente plus de huit millions de personnes en 2007 (plus d’une personne sur huit), selon ce rapport, présenté jeudi.

DÉGRADATION

En revanche, la proportion de la population subsistant avec 40 % du revenu médian (soit 602 euros) a augmenté de 2,1 % en 2002 à 3,1 % en 2007. Ils étaient 1,8 million dans ce cas il y a trois ans. « Parmi les personnes pauvres, la situation des plus démunies s’est donc sensiblement dégradée» , s’alarme l’ONPES dans le compte rendu de son rapport.

De plus, « la dégradation du marché du travail, en touchant les personnes qui étaient déjà les plus vulnérables, engendre un risque d’irréversibilité du chômage et de la pauvreté» , s’est inquiétée Agnès de Fleurieu, présidente de l’ONPES. Celle-ci présentait le rapport aux côtés du secrétaire d’Etat chargé du logement, Benoist Apparu, et du haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch.

Phénomène déjà souligné dans le précédent rapport il y a deux ans, la pauvreté touche également les personnes employées. Les travailleurs pauvres étaient 1,9 million en 2007, soit 6,7 % des salariés. En 2005, ils étaient déjà 1,7 millions (7 % des travailleurs).

Le monde

Tous, c- Presse

les prix du gaz en avril

02/03/2010

Ils pourraient notablement augmenter

Les prix du gaz pourraient augmenter de 9% en France le 1er avril en application de la formule tarifaire utilisée par GDF Suez, rapporte Le Figaro.

Cette formule, revue tous les trimestres, prévoit que le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole.

En additionnant les différents éléments de la formule, la hausse globale représenterait quatre euros par mégawatt heure (MWh), ce qui correspondrait à une majoration des tarifs de l’ordre de 9%, précise le quotidien.

« On ne peut pas faire de commentaire à ce jour, la période de calcul n’est pas terminée» , a déclaré un porte-parole de GDF Suez.

Un décret publié voici plusieurs semaines a modifié la procédure de révision des prix du gaz. La Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui n’avait jusqu’à présent qu’un avis consultatif, émet maintenant une décision contraignante tandis que le ministère de l’Economie, qui avait autrefois la haute main sur la fixation des tarifs, ne donne plus que des éléments de cadrage annuel.

« Seulement, en plein période électorale, on voit mal comment le gouvernement se désintéresserait du dossier» , observe Le Figaro. « Sur le plan technique, GDF Suez doit saisir la CRE de sa demande tarifaire 21 jours au plus tard avant le 1er avril. Soit quelques jours seulement avant le premier tour des élections régionales.» 

L’Etat, actionnaire de référence de GDF, pourrait lui demander de différer un peu sa demande ou d’opter pour une augmentation moindre, quitte à procéder à un nouveau rattrapage un peu plus tard, écrit le journal en citant un expert du secteur.

Reuters

Tous, c- Presse

9 m2, cafards compris

02/03/2010

visite de logement étudiant dans la région de Lille

Depuis trois semaines, plusieurs centaines d’étudiants de la métropole lilloise font la grève des loyers pour 
dénoncer l’insalubrité des logements.

Dans la chambre de Noémie, ça sent le renfermé. Un relent de moisissure et une odeur moite. « J’ai deux déshumidificateurs mais ça ne change rien, explique la jeune fille. Ma fenêtre part en lambeaux et tout est humide tout le temps. » Sur son mur, une affiche photocopiée manie l’ironie  : « Concours photos de la résidence la plus pourrie. Cadeau : une boîte de chocolat. » De quoi faire rire jaune.

Depuis trois semaines, à l’initiative de la Fédération des étudiants en résidence universitaire de France (Féruf), de l’UEC et de la CGT Crous, ils sont ainsi quelque 400 étudiants de la métropole lilloise à refuser de payer leur loyer. Le but  : dénoncer l’état de délabrement dans lequel se trouvent leurs logements. Pour l’heure, le mouvement touche quatre résidences, dont Van-der-Meersch, à Mons-en-Barœul. « Van-der-Meersch, on l’a rebaptisé “VDM” comme Vie De Merde ! » ironise d’ailleurs Noémie.

Procédure de recouvrement

Ici, la plupart des chambres sont dans un état déplorable. Fenêtre en bois sans double vitrage, toiture en mauvais état qui laisse filtrer les pluies au quatrième étage. Sans parler des insectes qui s’invitent. « Les cafards, ils sont toujours là, j’en ai même baptisé un Billy le survivant, il ne voulait pas partir, explique Sabrina, qui loge dans la résidence depuis plus de deux ans. Pourtant, tous les mois, je nettoie ma chambre de fond en comble, mais ils reviennent toujours. Et encore, moi, ça va, il y a une fille qui a eu sa chambre inondée l’année dernière. »

L’état de la résidence oblige les étudiants à trouver des parades. « Quand on va aux toilettes, on doit choisir la moins sale, explique Sabrina. Et encore, quand on peut choisir  : la plupart du temps, si une douche ou une toilette ne marche plus, ils la ferment ! » La directrice de la résidence minimise les problèmes. « Nous, à notre niveau, on ne peut rien faire. Demandez à la directrice du Crous. Selon moi, il faudrait raser et reconstruire, ce serait mieux. » Une idée que rejette la CGT Crous, l’UEC et la Féruf.

Depuis des semaines, Pierre, de l’UEC, et Hugo, pour l’Unef, portent les revendications qui font écho auprès des 400 étudiants en grève de loyer. « Nous revendiquons un gel des loyers, la construction de nouveaux logements en 9 m2, la rénovation des anciens logements sans augmentation de prix, le retour du prix du ticket de restaurant universitaire à 2,50 euros et l’augmentation des bourses et du nombre de boursiers. » Derrière ces revendications, il y a une vraie peur de privatisation du Crous. Le Crous que les étudiants comparent à EDF : « Un désengagement croissant de l’État s’accompagne d’un report du prix sur les étudiants, qui deviennent des clients », note Pierre. Guillaume, qui a connu Liévin et Nancy, souligne les disparités entre résidences : « J’avais Internet gratuit et illimité avant, ici c’est 15 euros par mois. » Il met en garde sur la rénovation et la construction de nouveaux logements. « Il ne faut surtout pas augmenter les loyers. J’ai 310 euros de bourse, si mon logement devient un 13 m2, avec un loyer de 300 euros, je mange avec quoi ? Dix euros ? » Pierre ajoute : « Ces logements datent d’il y a 30-40 ans. Ils répondaient à une réalité de l’époque. Depuis, il y a eu une explosion des inscriptions en fac. » Et aucune réponse viable, selon les étudiants, qui contestent l’efficacité du plan Campus.

Un étudiant étranger monte les escaliers à la peinture jaunie qui s’effrite. Il discute un instant avec Sabrina. Lui ne fait pas la grève des loyers. « Mon oncle sur Paris s’est porté caution pour moi et je bosse au resto du Crous de Lille-I, je ne peux pas. » Il faut dire que le Crous n’hésite pas à faire les gros yeux aux récalcitrants. Laurent Soucheyre, le responsable de la division « vie de l’étudiant », a mis en garde les grévistes, qui s’exposent, selon lui, à « des procédures de recouvrement de loyer, y compris contentieuses ». Les résidants de VDM n’en démordent pas. « On a mis de côté les loyers non payés, au cas où, précise Sabrina. Mais qu’ils essayent, ça prendra des mois. »

L’humanité

Tous, c- Presse

Logements sans chauffage

01/03/2010

Saint-Ouen : système D dans 500 logements sans chauffage

Les boutiques d’électroménager de Saint-Ouen ont fait recette ce week-end. Les habitants des 500 logements des résidences Dhalenne et Soubise, victimes d’une panne de chauffage depuis mercredi, se sont rué sur les radiateurs d’appoint après qu’un responsable de l’OPHLM de Saint-Ouen leur a promis, samedi, de les rembourser intégralement de leur achat et de leur offrir un mois de chauffage gratuit.

Sous la pression des locataires, qui sont allés jusqu’à retenir leur gardien dans sa loge vendredi soir pour se faire entendre, Philippe Merle, directeur du patrimoine de l’office HLM, s’est rendu sur place samedi et n’a pu que se déclarer « navré » par ce « coup du sort magistral ».
Une assemblée générale programmée le 17 mars
« Deux des trois échangeurs vapeur-eau sont hors d’usage et un radiateur a explosé dans un appartement », leur a-t-il expliqué.
Ces pièces maîtresses de la chaufferie, qui sont en service depuis les années 1970, ne pouvant être remplacées avant aujourd’hui ou demain, ce dernier a pris des mesures d’urgence et acheté avec le gardien une quarantaine de radiateurs pour les résidants du foyer de personnes âgées et les locataires handicapés.
« Le chauffagiste est intervenu sur la chaufferie tout samedi pour faire monter la température et une astreinte est passée depuis », signalait hier soir Philippe Merle. Au même moment, le thermomètre du salon de Josyane Bayon affichait 15°C. « Ce n’est pas encore la chaleur, mais les radiateurs tiédissent, avoue la présidente d’une des deux amicales de locataires du quartier. J’ai gagné deux degrés. » Ses voisines Danièle, 67 ans, et Anissa, 42 ans, avaient de l’eau tiède hier soir, « mais cela reste trop froid pour prendre une douche ».
L’OPHLM de Saint-Ouen va faire venir aujourd’hui un autre prestataire de services pour établir un diagnostic de cette chaufferie, qui a été rénovée il y a deux ans, à l’exception des échangeurs d’eau. Une assemblée générale a été programmée le 17 mars avec les locataires pour faire le point sur les dysfonctionnements de leurs dix immeubles.

Le parisien

Tous, c- Presse

A Legrand et les élections

25/02/2010
Commentaires fermés

Comment préparez-vous votre campagne ?

Je continue d’observer le mal logement en France. Je reviens d’une co-propriété délabrée, totalement à l’abandon, de près de 6000 logements à Clichy Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Les propriétaires occupants ont accumulé des dettes de charges. Si ces logements sont saisis, ils seront revendus à très bas prix. Les familles rembourseront à peine leur endettement et perdront leur logement. Il faut parvenir à réhabiliter à un coût raisonnable afin de réduire les coûts d’entretiens et d’énergies. Si les charges baissent, ces propriétaires pourront rembourser leurs dettes et rester chez eux. Pour l’instant, il est prévu une réhabilitation « high-tech », très coûteuse. Les syndics de copropriété n’ont pas le mot à dire, l’Etat étant devenu l’administrateur judiciaire.

La région n’a pas de compétence directe sur le logement. Pourquoi en faire votre cheval de bataille ?

Il y a un tel retard sur l’Île de France ! La région bénéficie d’une clause de compétences. Si elle estime qu’elle doit intervenir pour l’intérêt général, elle peut sortir de ses compétences exclusives. Nous pouvons faire des arbitrages sur le budget au profit de l’urgence sur le logement. Dix millions de personnes en France sont concernées par la crise du logement.

La suite sur : www.bastamag.net

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