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Crise et déclassement

10/03/2010

La crise du logement entretient le sentiment de déclassement social

Pour le Crédoc, « jamais les Français n’ont ressenti autant de difficultés liées au logement» .

La crise du logement en France « entretient le sentiment de déclassement social» , selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) publiée mardi 26 février. Pour le Crédoc, « jamais les Français n’ont ressenti autant de difficultés liées au logement« .

Environ une personne sur deux, contre une sur trois au début des années 80, déclare que ses dépenses de logement constituent une « lourde charge« , une « très lourde charge»  ou une « charge à laquelle elle ne peut faire face« , selon cette étude. L’impression d’être en difficulté à cause du logement s’est particulièrement accentuée pour les catégories modestes (+17 points) et les classes moyennes inférieures (+9 points). Par contre les Français les plus aisés affirment ressentir de moins en moins leurs dépenses comme une « lourde charge»  (-7 points en 30 ans).

Pour le Crédoc, « l’habitation ne répond pas seulement à la fonction de se loger, c’est un marqueur social qui étaye les représentations que l’on a de sa position sociale« . « Vivre dans un logement dégradé nuit à l’image que l’on a de soi-même« , affirme cette étude. Au cours des 15 dernières années, les prix d’achats des logements ont été multipliés par 2,5 en France mais ils sont restés stables en Allemagne même si les logements outre-Rhin sont de meilleure qualité, souligne le Crédoc.

En 50 ans, relève le Crédoc, les prix à la consommation ont été multipliés par 10 en France, les prix des loyers par 18, ceux des charges par 26 et ceux de l’immobilier par 55. Seuls, les prix de l’électricité, du gaz et des autres combustibles pour le chauffage et l’eau chaude ont augmenté moins vite que le coût de la vie.

L’expansion

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Saturnisme

09/03/2010

Le scandale continue

Nous demandons que la lutte contre le saturnisme

soit reconnue comme « grande cause nationale »

par les pouvoirs publics et le Parlement.

AFVS  (Association des familles victimes du saturnisme)

25 février 2010

Au mois de janvier dernier, des parents d’élèves d’une école du 18e arrondissement parisien découvrent que les peintures de l’établissement contiennent du plomb accessible. La mairie de Paris le savait depuis 2007… Pourquoi n’a-t-elle rien fait ?

En France, 600 000 enfants seraient victimes du mal logement avec des conséquences graves pour leur santé dont le saturnisme (rapport Fondation Abbé Pierre 2009. L’Inserm avance le chiffre de 85 000 enfants qui auraient contracté le saturnisme (chiffres Inserm) en raison d’un logement insalubre  avec des peintures au plomb. Les pouvoirs publics connaissent cette situation… Pourquoi ne font-ils rien ou si peu ?

Des enfants subissent des traitements de chélation à l’hôpital pour  leur enlever le plomb de leur  sang. Mais le plomb s’est déjà stocké dans leurs os. Ils sont en général ensuite remis dans leur logement où ils  continueront à s’intoxiquer. Les autorités de santé savent tout cela… Pourquoi ne font-elles rien ou si peu ?

Les ouvriers travaillant dans un environnement fortement plombé s’intoxiquent et intoxiquent leurs enfants à leur retour du travail. D’autres enfants respirent les poussières de plomb lorsque des travaux sont menés dans leur logement. Pour éviter ces intoxications, il faut absolument mettre sur pied un protocole de travaux contraignant pour éviter une mise en danger quotidienne. Les pouvoirs publics savent que c’est nécessaire… Pourquoi ne le font-ils pas ?

Certains responsables de départements français adoptent la politique de l’autruche : ils ne mènent pas de campagne de dépistage du saturnisme : les enfants s’intoxiquent sans doute aussi sans que les autorités sanitaires départementales ne  veuillent le voir ou  le savoir. Pourquoi ne font-ils rien ou si peu ?

Jusqu’à quand ? Que faut-il pour qu’une véritable politique publique contre le saturnisme se mette en place et évite que des milliers d’enfants souffrent de ces mauvais traitements dus au mal-logement, à la précarité, au laisser-faire ou tout simplement à l’ignorance.

Il est temps de réagir. Les enfants atteints de saturnisme souffrent de séquelles irréversibles dues à une atteinte  du système nerveux central. Ces enfants voient leurs chances au niveau scolaire fondre en raison d’une indifférence des pouvoirs publics et d’une méconnaissance de nombreux acteurs.

Depuis plus de dix ans, l’AFVS se bat pour que le saturnisme soit reconnu, pris en compte par les pouvoirs publics et les personnes responsables du logement et de la santé en France. Le combat est difficile, les consciences difficiles à réveiller.

La volonté politique a existé pour voter les textes permettant de lutter efficacement contre ce fléau. Pourquoi n’existe-t-elle pas ou si peu sur le terrain pour les appliquer ?, quand il s’agit notamment :

- de retirer des enfants d’un habitat dangereux pour leur santé

-de procéder à des travaux de rénovation d’habitat par des entreprises compétentes qui respectent les règles édictées

- d’intervenir immédiatement dans des écoles et dans tous les lieux d’accueil des enfants où la présence de plomb a été repérée.

Nous lançons un Appel et demandons à tous et à toutes (associations, syndicats, partis …) et simples citoyens d’exiger, avec nous, que la lutte contre le saturnisme soit reconnue comme « grande cause nationale » par les pouvoirs publics et le Parlement et dispose, à ce titre, des budgets et des moyens de parvenir, enfin, à la complète éradication du saturnisme.

Soutenez cet Appel en adressant un mail à

afvs@free.fr

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Réduire la pauvreté

05/03/2010

Un nouvel objectif pour l’Union européenne

Le président du Conseil européen a proposé de retenir la réduction de la pauvreté dans l’UE parmi quatre objectifs stratégiques pour la décennie
La nouvelle est passée presque inaperçue lors du sommet européen du jeudi 11 février, largement dominé par l’actualité grecque, mais elle constitue un pas en avant sans précédent. À l’heure où les dirigeants européens élaborent la stratégie économique de l’Union pour la décennie 2010, la réduction de la pauvreté est pour la première fois citée parmi quatre grands objectifs que les Vingt-Sept pourraient se fixer, au même titre que les dépenses de recherche, le taux d’emploi et celui de diplômés de l’enseignement supérieur. La proposition vient du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dans un document soumis aux chefs d’État et de gouvernement.
« C’est la première fois que la question de la pauvreté est érigée à ce rang en Europe », se félicite une source communautaire. De plus, cette ambition de réduction surgit à un moment où les dirigeants européens veulent à la fois limiter leurs engagements à une poignée d’objectifs jugés les plus stratégiques pour l’avenir de l’Europe (Herman Van Rompuy en évoque « cinq au plus », José Manuel Barroso, « neuf ou dix ») et en contrôler de près le suivi. « Nous voulons moins d’objectifs, mieux tenus », résume-t-on dans l’entourage du président du Conseil européen.

Chaque gouvernement déclinera l’objectif selon la situation du pays

En tant qu’économiste, Herman Van Rompuy inscrit la réduction de la pauvreté dans le cadre de son grand dessein de sauver le « mode de vie européen » par davantage de croissance capable de financer son modèle social. Avec 17% d’Européens (plus de 84 millions de personnes) « confrontés au risque de pauvreté », selon les statistiques Eurostat de janvier, la croissance potentielle de l’Europe s’érode et la protection sociale est à bout de souffle.
Reste aux Vingt-Sept à confirmer cet objectif lors de leur prochain sommet fin mars. La France l’a déjà défendu dans sa récente contribution à la stratégie européenne pour la nouvelle décennie. Cela rejoint aussi les préoccupations du président de la Commission, José Manuel Barroso. Le nouveau commissaire européen aux affaires sociales, Lazlso Andor, devrait également évoquer le projet jeudi 18 février à Paris.
En pratique, il reviendra à la Commission européenne de formuler et de chiffrer l’objectif pour l’ensemble de l’UE. Chaque gouvernement devra le décliner selon la situation de la pauvreté dans son pays.

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Les charges de logement

05/03/2010

Les dépenses de logement, une lourde charge pour près d’un Français sur deux

Pour 49% des Français, les dépenses de logement représentent une lourde charge, ne pouvant parfois pas y faire face, selon une étude du Credoc publiée dans la lettre de Consommation et modes de vie de février.

Il y a vingt ans, ce problème ne concernait que 34% des consommateurs. Aujourd’hui, le logement constitue le premier poste de consommation, représentant 22% du budget des Français, loin devant l’alimentation, les transports, les loisirs et la santé.

Depuis cinquante ans, le poste de dépenses pour le logement n’a cessé d’augmenter, remarque le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie. Il représente désormais 22% du budget des Français contre 9% en 1959. La raison : les prix d’achats qui ont été multipliés par 2,5 au cours des quinze dernières années en France.

Le poids des dépenses du logement s’est surtout alourdi pour les catégories modestes (+17 points), qui gagnent entre 780 et 1.120 euros par mois, ainsi que pour les classes moyennes inférieures, dont les revenus se situent entre 1.120 et 1.750 euros.

L’aspect financier du poste « logement»  n’est pas le seul souci pour certains consommateurs. 32% des Français vivent dans un logement avec des « défauts majeurs de qualité» . Par exemple, 14% signalent un toit percé, de l’humidité ou des moisissures sur les montants de fenêtres. La même proportion indique que leur installation de plomberie est inadéquate et 11% ne bénéficient pas d’une installation électrique adaptée.

A ce sujet, la France se situe en dessous de la moyenne européenne (26%), se rapprochant plutôt du sentiment des Italiens (33%), des Chypriotes (37%) et des Estoniens (40%).

Aujourd’hui, seuls 37,5% des Français sont propriétaires de leur logement et non plus d’emprunt à rembourser. Logiquement, leur budget consacré à ce poste est de moins en moins important ; il s’établissait à 10% en 2006 contre 13% en 1984.

Le nombre d’accédants à la propriété ne s’inscrit pas dans une tendance à la hausse, au contraire. Depuis une quinzaine d’années, 19,6% des consommateurs sont devenus propriétaires d’un bien immobilier en 2005 contre 25% à la fin des années 1980.

Larep.com

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La CSF et le logement

02/03/2010

La Confédération Syndicale des Familles se mobilise contre les expulsions et le logement cher

Stop aux expulsions

Vous avez des impayés de loyers ?

Votre propriétaire vous a donné congé ?

Vous chercher des conseils pour réagir ?

N’attendez pas qu’il soit trop tard …
Appelez la plateforme « Allo Prévention Expulsion « !

Téléphone : 0810 001 505 (prix d’un appel local)

Du lundi au vendredi, de 14 h à 16 h30.

——————————————

Hausse des loyers et des charges

STOP

Avec la CSF, mobilisons-nous contre le logement cher.

-          Aujourd’hui, de nombreux locataires n’en peuvent plus !

Au moins 500 000 familles sont en situation d’impayé, et près de 2 millions de locataires disent avoir du mal à régler chaque mois leur loyer et leurs charges.

-          Les causes sont bien connues !

Depuis 2020, les loyers du parc social ont augmenté en moyenne de 16% et les charges de 19%. Depuis 10 ans, le coût du logement augmente trois fois plus vite que les salaires !

-          En pleine crise économique et sociale, alors que les licenciements se multiplient (600 000 chômeurs de plus en un an), cette situation ne peut plus durer !

Avec vous, la CSF exige :

-          Le gel des loyers,

-          La revalorisation des aides au logement (rattrapage immédiat d’au moins 10%),

-          Une vraie politique de maitrise des charges, en concertation avec les locataires,

-          L’interdiction des expulsions pour motifs économiques.

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Ménages surendettés

02/03/2010

Ils sont en forte hausse en 2009, d’après l’ONPES

Les dépôts de dossiers de surendettement ont augmenté de 15% au cours de l’année 2009, selon le rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, (ONPES) remis jeudi au gouvernement. L’endettement moyen par dossier a lui aussi augmenté.

Le rapport souligne par ailleurs que huit millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (60% du revenu médian, soit 908 euros par mois pour une personne seule). Ce « taux de pauvreté monétaire»  est resté stable depuis dix ans, passant de 13,6% en 1998 à 13,4% en 2007.

Parmi les « principaux canaux par lesquels»  la crise « se diffuse» , l’ONPES identifie notamment « le surendettement des ménages» . Et selon l’organisme, « au cours de l’année 2009, les dépôts de dossiers ont augmenté de 15% et, en septembre 2009, 744.000 ménages étaient officiellement en situation de surendettement» .

Par ailleurs, selon l’ONPES, « l’endettement moyen par dossier a lui aussi augmenté, passant de 38.847 euros en janvier 2009 à 41.700 euros en septembre 2009″.

Ce sixième rapport de l’ONPES, « bilan de 10 ans d’observation de la pauvreté et de l’exclusion sociale à l’heure de la crise» , a été remis jeudi au secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu et au Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch.

http://www.onpes.gouv.fr/

Afp

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Pour subventionner le FSL

01/03/2010

Personnes en difficulté : le Sénat permet aux délégataires et aux régies de subventionner le Fonds de solidarité pour le logement

Les sénateurs ont adopté en première lecture, le 11 février dernier, la proposition de loi relative à la solidarité des communes dans le domaine de l’alimentation en eau et de l’assainissement des particuliers. Déposé par Christian Cambon, sénateur UMP du Val de Marne, maire de Saint-Maurice, le texte modifie le Code général des collectivités territoriales (art. L. 2224-12-3-1 nouveau), pour prévoir que les délégataires chargés de la gestion de ces services, ainsi que les régies, peuvent attribuer une subvention au gestionnaire du fonds de solidarité pour le logement (art. 6 de la loi n° 90 449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement) pour contribuer au financement des aides attribuées aux familles en difficulté.
Le texte adopté prévoit qu’une «convention passée avec le gestionnaire du fonds de solidarité pour le logement détermine les règles de calcul ainsi que les modalités d’attribution et de versement de cette subvention, dont le montant ne peut excéder 0,5% des montants hors taxes des redevances d’eau ou d’assainissement perçues par le service d’eau ou d’assainissement». De même, «le gestionnaire du fonds informe le maire de toute demande reçue et sollicite son avis avant de procéder à l’attribution des aides. Sans réponse du maire dans un délai d’un mois, cet avis est réputé favorable. Sans préjudice des dispositions précédentes, le maire peut saisir le gestionnaire du fonds pour instruction d’une demande d’aide.»
Actuellement, ces aides sont régies par l’article L. 115-3 du Code de l’action sociale et des familles qui dispose que «toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières, au regard notamment de son patrimoine, de l’insuffisance de ses ressources ou de ses conditions d’existence, a droit à une aide de la collectivité pour disposer de la fourniture d’eau, d’énergie et de services téléphoniques dans son logement.»
Le texte a été transmis à l’Assemblée nationale.

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Prêt à taux zéro

01/03/2010

La pression monte sur l’arrivée à échéance du prêt à taux zéro

La perspective de l’arrivée à échéance, le 30 juin prochain, du dispositif de doublement prêt à taux zéro (PTZ) pour l’acquisition de la résidence principale commence à susciter inquiétudes et pressions. L’Union des maisons françaises (UMF) – ex-Union nationale des constructeurs de maisons individuelles – vient ainsi de tirer la sonnette d’alarme. Il est vrai que ce secteur connaît une situation particulière. Alors que l’accession à la propriété vit des jours difficiles depuis le début de la crise économique (voir notre article ci-contre du 9 février 2010), le secteur de la maison individuelle de constructeurs affiche des résultats positifs. Selon l’UMF – qui représente environ 700 entreprises du secteur de la maison de constructeur -, les particuliers propriétaires d’un terrain ont passé commande, en 2009, de 171.216 maisons individuelles. Ce chiffre marque une progression de 8% par rapport à 2008. Il doit cependant être relativisé, dans la mesure où les commandes avaient enregistré une chute de 24% au plus fort de la crise, entre mai 2008 et avril 2009. Par ailleurs, cette progression d’ensemble recouvre de très fortes disparités régionales : les ventes de maisons de constructeurs ont progressé l’an dernier de 21% en Ile-de-France et de 19% dans le Nord-Pas-de-Calais, alors qu’elles reculaient de 12% dans l’est de la France
L’inquiétude de l’UMF s’explique aisément. Les entreprises du secteur ont en effet remarqué que le marché de la maison de constructeur est porté par les aides gouvernementales : le doublement du PTZ, mais aussi le Pass-foncier (la « maison à quinze euros par jour» ), qui permet de différer le règlement de l’acquisition du terrain sur une période totale de remboursement pouvant aller jusqu’à 40 ans. Ces dispositifs ont permis de solvabiliser la demande des ménages à revenus modestes. Selon l’UMF, les ménages appartenant aux trois premiers déciles de l’échelle des revenus (jusqu’à 2.500 euros nets de ressources mensuelles pour le foyer) représentent désormais près des deux tiers des acquéreurs d’une maison de constructeurs. Cette évolution a plusieurs conséquences. D’une part, la taille moyenne des maisons a tendance à diminuer (autour de 110 m2, pour un coût moyen de 110.000 euros). D’autre part, la part des primo-accédants augmente, au détriment de celle des « secondo-accédants» , qui représentent dorénavant moins d’un tiers des ventes. Enfin, de façon logique, les constructeurs se repositionnent sur l’entrée de gamme – correspondant à la primo-accession – au détriment du moyen et haut de gamme.
L’inquiétude de l’UMF a également une autre cause. La fédération constate en effet que l’impact des aides gouvernementales aux ménages modestes est sensible alors que le nombre d’aides attribuées est relativement faible. Le PTZ a en effet connu des débuts laborieux et seuls 7.500 Pass-fonciers ont été attribués en 2009 au lieu des 30.000 prévus (auxquels s’ajoutent environ 10.000 dossiers en cours d’instructions). Aussi l’UMF craint-elle que cette forte élasticité joue en sens inverse lors de la fin du doublement du PTZ. Paradoxalement, cette annonce pourrait avoir, dans un premier temps, un effet bénéfique en précipitant les décisions d’achat chez les ménages concernés. La fédération table ainsi sur une croissance de 5% en 2010, concentrée sur la première partie de l’année. Mais, au-delà, l’UMF craint que l’abandon du doublement du PTZ fragilise un secteur qui est encore loin d’être sorti de convalescence.

localtis

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Une maison en carton

01/03/2010

du sol au plafond

Construire une maison en carton solide, conforme aux canons du développement durable et insérée dans une démarche sociale de logement à coût modéré : c’est le projet insolite porté par deux Alsaciens à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin). Le principe est simple : des structures en bois accueillent des plaques de carton collées ensemble, imperméabilisées et ignifugées avec un film polymère. Agrégées, elles forment un mur, un plafond, un sol qui, une fois assemblés, constituent une maison. Résistant, le carton possède de surcroît «des qualités d’isolation très intéressantes», renchérit Youcef Irmouli, un des promoteurs du projet. Une maison prototype de «100 à 120 m2», nécessitant 18 tonnes de carton, sera érigée courant 2010, à Sainte-Marie, près de l’Etablissement et service d’aide par le travail (Esat) où seront confectionnées les plaques de carton. Assemblé par une entreprise locale, le bâtiment subira une batterie de tests destinés à valider le concept «grandeur nature». Avec, en point de mire, le passage à la phase industrielle dès 2011.

AFP

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Crise du logement

26/02/2010

La crise du logement en France « entretient le sentiment de déclassement social» , selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) publiée mardi.

Pour le Crédoc, « jamais les Français n’ont ressenti autant de difficultés liées au logement» .

Environ une personne sur deux, contre une sur trois au début des années 80, déclare que ses dépenses de logement constituent une « lourde charge» , une « très lourde charge»  ou une « charge à laquelle elle ne peut faire face» , selon cette étude.

L’impression d’être en difficulté à cause du logement s’est particulièrement accentuée pour les catégories modestes (+17 points) et les classes moyennes inférieures (+9 points). Par contre les Français les plus aisés affirment ressentir de moins en moins leurs dépenses comme une « lourde charge»  (-7 points en 30 ans).

Pour le Crédoc, « l’habitation ne répond pas seulement à la fonction de se loger, c’est un marqueur social qui étaye les représentations que l’on a de sa position sociale» .

« Vivre dans un logement dégradé nuit à l’image que l’on a de soi-même» , affirme cette étude.

Au cours des 15 dernières années, les prix d’achats des logements ont été multipliés par 2,5 en France mais ils sont restés stables en Allemagne même si les logements outre-Rhin sont de meilleure qualité, souligne le Crédoc.

En 50 ans, relève le Crédoc, les prix à la consommation ont été multipliés par 10 en France, les prix des loyers par 18, ceux des charges par 26 et ceux de l’immobilier par 55. Seuls, les prix de l’électricité, du gaz et des autres combustibles pour le chauffage et l’eau chaude ont augmenté moins vite que le coût de la vie.

france transactions

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