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Réquisition à Paris

11/03/2010

Après la rue de la banque et la place des Vosges, Jeudi Noir et le DAL réquisitionnent un nouveau bâtiment à Paris

Souvenez-vous, c’était en 2006 : dénonçant la spéculation immobilière, les associations Droit au Logement et Jeudi Noir prenaient d’assaut une banque abandonnée au 24 rue de la Banque, face à la Bourse de Paris et créaient le « Ministère de la Crise du Logement» . Ce bâtiment

réquisitionné à porté les luttes des mal-logés depuis 3 ans. Racheté par Paris Habitat (l’OPAC de Paris), le bâtiment abritera, après travaux de rénovation, 21 logements sociaux.

Ce mercredi 10 mars, le DAL et Jeudi Noir inaugurent une nouvelle antenne essentiellement à usage d’habitation, pour le Ministère de la Crise du Logement :

Situé 163 boulevard Malesherbes / 12 rue Ampère dans le 17e, le bâtiment de 2719 m2 est au coeur du « QCA» , le Quartier Central des Affaires, comme l’appellent ses propriétaires. Qui sont-ils ?

Il s’agit de la société SIIC de Paris, société d’investissement immobilier elle-même détenue par le fonds espagnol REALIA BUSINESS. Ce groupe, qui se vantait en 2009 de détenir pas moins de 10 millions de m2 de réserves foncières, est une caricature de la spéculation immobilière

qui frappe l’Europe depuis 10 ans.

La société Malesherbes Publications, ancienne occupante des locaux, a quitté les lieux il y a 4 ans. Depuis, le bâtiment est resté vide et son propriétaire, englué dans l’explosion de la bulle immobilière et la récession Économique, n’arrive ni à le louer ni à le revendre, sauf à

supporter de lourdes pertes.

Désormais réquisitionné, le bâtiment héberge trente familles prioritaires DALO, des étudiants, précaires, actifs, seuls ou en famille, pour la plupart reconnus prioritaires DALO, et à ce titre devant être relogés par le préfet. Ils sont entrés dans les lieux la semaine dernière et attendent qu’une procédure judiciaire soit lancée afin de faire

reconnaître le droit au logement face à la spéculation. Le Ministère de la Crise du Logement demande que l’Etat mette en oeuvre la loi de réquisition afin de reloger l’ensemble des prioritaires DALO, familles, jeunes, précaires et autres galériens du logement. Le Ministère de la Crise du Logement demande également que le préfet réquisitionne cet

immeuble qu’un bailleur social parisien se porte acquéreur et contribue ainsi à développer le logement social dans un arrondissement qui en manque cruellement.

Contacts :

DAL : Julie Gestel 06 58 14 86 23, Ludovic Donet 06 18 41 43 27

Jeudi Noir : Lionel Primault 06 20 60 19 40, Victor Porcel 06 63 76 90 34

« Un toit c’est un droit» 

Contact : SOS expulsion 06 16 12 55 27


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La caravane à Charleroi

11/03/2010

31 associations à l’Elysée

11/03/2010

Une délégation représentant les 31 associations du Collectif pour le logement des personnes sans abri et mal logées a porté mercredi à l’Elysée son « cri d’alarme»  sous forme de propositions pour endiguer la crise, à quelques jours de la fin de la trêve des expulsions locatives.
Les associations, parmi lesquelles Emmaüs, la Fondation Abbé Pierre, ATD Quart Monde, les Enfants de Don Quichotte, Habitat et Humanisme, la Croix-Rouge, espéraient pouvoir remettre leur « baromètre des 100 mesures prioritaires»  à la sortie du conseil des ministres, a constaté une journaliste de l’AFP.
Après avoir patienté pendant environ une demi-heure en face de l’Elysée, trois personnes ont déposé les courriers « sans rencontrer personne, ce que nous regrettons» , a raconté à l’AFP Christophe Robert (Fondation Abbé Pierre). Il était accompagné d’Augustin Legrand (Don Quichotte) et de Claude Chaudières (Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux).
« Nous espérons que ça aura pour effet de tirer la sonnette d’alarme: nous sommes en situation d’urgence avec la fin de la trêve le 15 mars et la fin du plan hivernal d’hébergement d’urgence» , a dit M. Robert.

Afp

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Répression au Mali

10/03/2010

URGENT : APPEL A SOLIDARITE

REPRESSION VIOLENTE A BAMAKO DE LA MARCHE ORGANISEE PAR L’UNION, MEMBRE DU RESEAU NO-VOX

Une marche avait lieu ce matin à Bamako à l’appel de l’UACDDDD, Union des Associations et des Coordinations d’association pour le Développement et la défense des droits des démunis, membre du réseau No-Vox. Des milliers d’habitant-e-s, de paysan-e-s de différentes communes de Bamako et des cercles de Kati et Sikasso marchaient pour demander l’arrêt des déguerpissements (expulsions), des expropriations de terre et de la spéculation foncière tant dans à Bamako que dans les zones rurales alentours et le recasement des déguerpi-e-s.

Alors que cette marche se déroulait pacifiquement, l’état malien l’a sévèrement réprimé. A cette heure, quatre militant-e-s ont été transportées à l’hôpital suite aux matraquages violent et à l’utilisation de gaz lacrymogène et six militant-e-s ont été arrêtés.

Actuellement, ils sont réunis à la Bourse du Travail de Bamako et envisagent de reprendre leur marche dans l’après-midi.

Elles et ils ont besoin de notre solidarité active et notre soutien !

Envoyez des fax et mails de protestation ou téléphonez à la mairie de Bamako et aux ambassades maliennes pour exiger :

-              la libération des six militant-e-s arrêté-e-s

-              le respect du droit démocratique de manifester

-              l’arrêt de la répression de cette marche pacifique.

Mairie de Bamako :

email:mairie@cefib.com

Tél. 222-29-46 / Fax: 222-55-40

Ambassades du Mali :

FRANCE

AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FRANÇAISE

AMBASSADEUR : SEM. Mohamed Salia SOKONA

ADRESSE : 89, RUE DU CHERCHE-MIDI PARIS 75006

TEL. : (331) 45 48 58 43

FAX : (331) 45 48 55 34

Réseau No-Vox.

Contact : no-vox@no-vox.org

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13 mars à Strasbourg

08/03/2010

UN TOIT  C’EST UN DROIT

+ de 10 000 000 de mal logés  en 2010 !!!
+ de 100 000 jugements d’expulsion en 2009

+de 10 000 logements vacants sur la seule ville de Strasbourg
Tous réunis pour une cause

Le samedi 13 mars à partir de 14 h 00 Place Kléber, manifestons à l’occasion de la fin de la trêve hivernale

Une crise du logement sans précédent :

Ø Gel IMMEDIAT des expulsions pour l’année 2010

Ø Application de la loi de réquisition de1945

Ø Application réelle de la loi DALO et relogements IMMEDIAT des habitants frappés d’expulsion

Ø Modification profonde et réfléchie du fonctionnement du marché immobilier : arrêt des ventes du patrimoine social


Le logement très social en voie de disparition
:

Ø Augmentation de la construction de logements très sociaux (PLAI +1,5 pour un PLS)

Ø Application ferme et stricte de la loi SRU, il est intolérable que certaines communes payent les amendes avec l’argent des contribuables !

Solidarités avec les plus démunis :

Ø Développement et restauration des logements (sans hausse des loyers) des travailleurs migrants, des jeunes et des étudiants

Ø Reconnaissance du statut européen et des droits des populations de l’Europe de l’Est (dont les ROMS)

Ø Passage impératif du plan hivernal à une organisation permanente permettant d’aider et de maintenir le lien social avec les populations sans-abri

Non aux morts indignes dans  la rue

A Strasbourg, le 23 mars à 9 H 00 sur le parking de l’école du Port du Rhin, soyons nombreux à souhaiter la bienvenue à la Caravane des Mal logés ! Manifestation le même jour devant la mairie de Schiltigheim.

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le nouveau squat Lok6gène

04/03/2010

Sans logement, ils s’emparent d’une maison vide à Toulouse

Mal logés pour certains, à la rue pour d’autres, sept personnes ont investi, samedi après-midi, une maison vide de la rue Gélibert, à deux pas du métro Les Minimes-Claude Nougaro. Sur trois étages, l’imposante bâtisse située juste en face du café-théâtre Les Minimes était fermée depuis plusieurs mois. Avec le soutien de l’association Droit Au Logement (DAL), les nouveaux occupants ont l’intention d’aménager les lieux et d’en faire un espace de rencontre et de culture.

« Parce que sans toit, l’asphyxie est certaine, Lok6gène est le meilleur moyen pour ses habitants de respirer », indique un tract réalisé par les nouveaux occupants à l’intention du voisinage et des passants. « Après avoir fait des recherches, on s’est rendu compte que la maison avait été mise en vente puis les panneaux ont été sortis », commente Stephen, l’un des sept habitants du nouveau squat toulousain. « Nous avons donc décidé de nous installer avec le soutien du DAL même si c’est une démarche personnelle d’un groupe d’individus. Il est de plus en plus difficile de se loger à Toulouse et la vie est dure pour ceux qui n’ont pas de logement. Notre logique est celle du partage. Un huitième occupant sera bientôt avec nous pour ne pas laisser vide tous ces logements vacants recensés à Toulouse. Nous avons l’intention de faire des travaux aux étages pour se loger et d’ouvrir le rez-de-chaussée à tous, afin de proposer des activités culturelles, profitant de l’expérience de certains habitants pour assurer des débats, des lectures, des projections, des expositions ou des soirées musicales ».

Un récent recensement a permis de dénombrer 22 000 logements vacants à Toulouse.

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Deux SDF poursuivis

04/03/2010

Ils sont poursuivis pas ErDF  pour «  consommation frauduleuse » 

Les Robin des bois d’EDF avaient rétabli le courant dans l’appartement qu’ils squattaient.

En avril 2009, Natacha et Sébastien, deux jeunes sans domicile fixe et leur petite Manon, âgée de deux ans, squattent un appartement du Secours Catholique, rue Raymond-Icart, dans le quartier Guilhémery. Les Robin des bois d’ErDF leur rétablissent le courant. En janvier dernier, à la suite d’une procédure disciplinaire, Dominique Liot, agent ErDF et délégué syndical, est mis à pied trois semaines pour avoir revendiqué cette action au nom de la CGT Énergie Midi-Pyrénées. Soit.

Mais aujourd’hui, l’affaire dépasse le cadre interne. Natacha et Sébastien, tous deux RMistes, sont eux-mêmes visés par une plainte pour « consommation frauduleuse » d’électricité. Ils sont ainsi convoqués cet après-midi, à 14 heures, au commissariat de Jolimont, pour y être entendus.

EDF et ErDF démentent avoir déposé plainte

Sébastien, qui exécute actuellement un travail d’intérêt général à la Banque alimentaire, a été convoqué par téléphone ; sans doute le Secours catholique a-t-il communiqué ses coordonnées à la police. Il trouve tout cela plutôt déplacé : « Quand on entend parler des gros salaires d’EDF, nous, petits squatteurs qui n’avons voulu que nous chauffer l’hiver, nous trouvons ça choquant. On dirait qu’ils essaient de toucher les Robin des bois par notre intermédiaire. »

Le DAL, qui appelle à une manifestation de soutien à Natacha et Sébastien (1) « pour exiger que ces poursuites cessent », enfonce le clou : « A l’heure où le patron d’EDF, Henri Proglio, affiche un salaire de 1,6 million d’euros par an, essayer de traîner des RMIstes au tribunal dans ces conditions là est aussi infâme qu’inacceptable ! » Le DAL réclame une « tranche sociale d’électricité gratuite » et l’interdiction des coupures chez les personnes démunies.

Hier, les services communication d’ErDF et d’EDF ont démenti avoir déposé plainte contre les deux jeunes squatteurs dont ils disent « ne pas connaître l’identité ». Selon la CGT Energie et la police, c’est pourtant bien l’unité clients-fournisseurs d’ErDF Midi-Pyrénées, basée à Castres, qui en est à l’origine.

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Le DALO sans moyens

03/03/2010

Sans moyens, la loi Dalo n’a pas de sens

Josi n’a pas de logement, malgré l’acceptation de son dossier.

Josiane, alias « Josi », a 40 ans et vit sans domicile fixe depuis vingt et un ans. Le 6 septembre dernier, son dossier Dalo (Droit au logement opposable) a reçu un avis favorable de la part des services de la préfecture. Mais presque six mois plus tard, elle n’a toujours pas été relogée dans un logement décent.

Hier, accompagnée par une dizaine de militants de l’association Droit au logement (DAL), elle est allée directement frapper à la porte d’un centre d’accueil, rue Vélane, dans l’hyper centre de Toulouse. « Nous avons rencontré la directrice, qui s’est montrée très courtoise, mais elle n’a pas de place pour moi », déplore Josi. « Notre démarche vise à démontrer que malgré l’inscription dans la constitution du droit au logement pour tous, les moyens ne suivent pas », ajoute un militant de Droit au logement. « En décembre, un fonctionnaire a laissé espérer un logement pour Josi. Mais deux mois plus tard, toujours rien. »

La préfecture nous indiquait que Josi serait reçue  en préfecture, et qu’une solution transitoire lui serait proposée, en attendant son relogement définitif.

Cependant, Josi se réserve le droit, comme la loi le lui permet, de se retourner contre l’État, qui, en cas de condamnation, pourrait être obligé de verser une astreinte qui sera destinée à un fonds de construction de logements sociaux. « Et Josi, dans tout ça ? », interroge le DAL.

Après cette action, elle a dû retourner dans un studio « sans fenêtres, très inconfortable », qui lui est prêté pour qu’elle ne se retrouve pas à la rue.

La dépêche

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Manifestation le 13 mars

26/02/2010
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Appel à manifester le 13 mars 2010

POUR L’ARRÊT DES EXPULSIONS,

LA BAISSE DES LOYERS

ET LA CRÉATION DE LOGEMENTS SOCIAUX

Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions, risque cette année d’être dramatique pour un nombre croissant de personnes. Avec la crise, la montée du chômage et les effets de la loi Boutin – qui a réduit par trois les délais d’expulsion – davantage de locataires sont menacés, alors que les loyers et les charges ont partout atteint des niveaux historiques. Demain l’huissier peut frapper à n’importe quelle porte, locataire, accédant, occupant précaire …

La flambée des loyers, de l’immobilier, et des charges, y compris en HLM, conjuguées à la baisse des revenus, a rendu difficile voire impossible l’accès à un logement stable pour les familles populaires, les salariés modestes, les jeunes, les précaires, les personnes vulnérables.

La cherté du logement réduit le pouvoir d’achat des ménages, voire les précarise. L’offre de logements à loyer abordable est très nettement insuffisante. Les formes d’habitat précaire se développent, les marchands de sommeil s’enrichissent, la crise du logement s’étend.

En 2010, le budget de l’Etat en faveur du logement social est en baisse. Le gouvernement ne tient pas ses engagements. De nombreuses familles sont expulsées sur autorisation de certaines Préfectures, alors qu’elles doivent les reloger en vertu de la loi DALO (droit au logement opposable de 2007). La loi Boutin a encore restreint les droits des locataires (entorses au droit au maintien dans les lieux), tandis que les nouvelles « Conventions d’utilité sociale » organisent la marchandisation du parc HLM.

La nouvelle « Garantie des risques locatifs », vantée par le gouvernement, ne s’accompagne d’aucune mesure en faveur d’un encadrement des loyers et ne s’attaque donc pas au coeur du problème. Rien n’est fait pour encadrer le marché, décourager la spéculation et la vacance des logements, et faire reculer la crise du logement.

Dans ce contexte, nous exigeons :

· Un moratoire sur les expulsions locatives ;

· Le droit à un logement stable, au lieu de la précarisation des locataires ;

· L’encadrement des loyers et des charges, la taxation de la spéculation immobilière, pour rendre le logement accessible à tous ;

· La réalisation massive de vrais logements sociaux ;

· L’application de la loi de réquisition

· L’abrogation de la loi Boutin.

Premiers signataires : CNL, CSF, DAL, ACDL, ADVOCACY, Bagagérue, FSU, LDH, Union Syndicale Solidaires, Syndicat de la Magistrature…

Avec les premiers soutiens de : Les Alternatifs, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Parti de Gauche,  Les Verts…

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Expulsion au Canada

23/02/2010
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En plein hiver !

L’Office municipal d’habitation (OMH) de Rouyn-Noranda a obtenu un jugement de la Régie du logement afin d’expulser de son loyer une femme monoparentale à faible revenu, en plein mois de février.

La décision de la Régie du logement se base sur une dette de près de 800 $ en plus de retards fréquents dans le paiement du loyer et ce, depuis 2005. Toujours selon le jugement, le locateur, dans ce cas-ci l’OMH, doit toujours faire de nombreuses démarches auprès de la locataire pour être payé.

Sylvie avoue d’emblée qu’elle ne paie pas ses loyers régulièrement. «Je travaille seulement 17 heures par semaine et je dois m’occuper de ma fille de 15 ans, c’est sûr que j’ai de la difficulté à arriver», a-t-elle expliqué. Pourtant, la journée même où elle a reçu son avis d’éviction, elle avait offert à l’OMH de payer la totalité de la somme due, en plus de s’engager à quitter à la fin du bail, en mai.

«On me jette à la rue»

«Ce matin, je deviens itinérante, a lancé Sylvie. En raison de la crise du logement qui sévit à Rouyn-Noranda, je n’ai nulle part où aller. Comment je pourrais me loger au privé quand j’avais de la difficulté à payer un logement subventionné?»

250 personnes en attente

À l’OMH, on réplique que Sylvie a eu droit a de nombreux accommodements au fil des ans, mais presqu’à chaque fois, ces ententes n’étaient pas respectées.

«J’aime mieux affronter les médias parce que j’exécute un jugement que parce que je ne l’applique pas. Il y a près de 250 personnes à Rouyn-Noranda qui sont en attente d’un logement subventionné et qui pourraient payer à temps. C’est une question d’équité envers eux», a fait valoir le directeur général de l’OMH de Rouyn-Noranda, Jean-Pierre Lemire.

À la Coalition Action Logement, on comprend la décision d’expulser un mauvais payeur. Toutefois, ce que déplore Frédérique Beauchamp, porte-parole de l’organisme, c’est qu’on évince quelqu’un en plein hiver.

«La dame en question se retrouve en situation d’itinérance. Ceux sur la liste d’attente ont quand même un toit pour le moment. Présentement les organismes d’accueil sont débordés. On envoie carrément quelqu’un à la rue. Je crois qu’on aurait pu, du côté de l’OMH, attendre au moins au mois de mai.»

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