L’impossible équation …
dans le logement social
Le gouvernement cherche à construire de nouveaux logements sociaux sans débourser plus. Pour cela, il veut réorganiser la galaxie des HLM. Un plan peu réaliste.
Pour sa première participation au congrès du monde HLM, en septembre dernier, Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, a mis les pieds dans le plat: « J’observe qu’une majorité des logements sociaux sont construits dans des zones ayant peu ou pas de besoins locatifs et une minorité seulement le sont dans des zones tendues. Cette situation est inacceptable.» La solution? Vendre une partie du parc social situé dans les zones où la demande est la plus faible pour financer la construction dans les endroits où la pénurie est la plus criante, notamment en région parisienne.
La vente de 1% du parc HLM chaque année, soit 40 000 logements, dégagerait 2 milliards d’euros, soit quatre fois le montant actuel des aides à la pierre (les subventions de l’Etat pour la construction sociale), fait miroiter le secrétaire d’Etat. Pour pouvoir opérer ce transfert financier à grande échelle, il voudrait regrouper les centaines d’organismes HLM locaux en quelques grands opérateurs de taille nationale. Premières visées: les 281 entreprises sociales de l’habitat (ESH), les anciennes sociétés anonymes de HLM, appelées à opérer des fusions drastiques. Ce plan d’action serait-il à même de faire réellement reculer la crise du logement? On peut en douter…
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Avec notamment les paragraphes suivants :
- Géographie de la crise du logement
- Grandes manoeuvres
- Le mirage de la France de propriétaires
- Les HLM, un acteur de poids
- Le parc privé dans l’angle mort