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Archives pour 02/02/2010

Rapport de la FAP (suite)

02/02/2010
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Etat du mal logement 2010 : rapport de la Fondation Abbé Pierre

Le rapport complet

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml_10.pdf

La synthèse

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml_10_synthese.pdf

Avec, notamment, les  chapitres suivants :

-          Personnes âgées et logement : le retour de la précarité

-          Vivre en territoire d’exclusion : la pénible dérive des quartiers oubliés

-          Le Droit au logement opposable : avancées, interrogations et perspectives

-          La politique du logement en 2008, entre obstination et indifférence

Les chiffres

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml_10_chiffres.pdf

Le tableau de bord

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml_10_chap_3.pdf

Les propositions de la Fondation

-          Produire et capter des logements à loyer accessible

-          Rendre le coût du logement acceptable

-          Permettre au secteur de l’hébergement de jouer pleinement son rôle

-          Tarir les sources d’exclusion sociale et territoriale

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml_10_chap_5.pdf

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Tous parlent du logement !

02/02/2010
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Il fallait s’y attendre : après le rapport de la fondation Abbé Pierre, les grands élus y vont de leur proposition : Aubry, Désir, Laurent, Bayrou, Duflot et Apparu.
Entre parenthèses, on n’a pas vu la réaction du parti de gauche.
Chacun émet des idées intéressantes. Chacun dit son mot parce qu’il ne peut pas faire autrement.
Surtout qu’il y a des élections dans moins de six semaines ! Bien entendu, au niveau gouvernemental, l’idée de racheter des logements vacants est à étudier ; il est à craindre que l’on ne se retranche derrière la droit à la propriété privé pour ne rien faire … ou presque. C’est déjà ce qui se passe dans le domaine du logement indécent : beaucoup de règlements existent  mais ne sont pas appliqués.

Nous irons faire un tour sur ce que nous proposent les équipes qui se présentent. Nous verrons certainement des envolées (langue de bois) sur l’emploi, la santé, l’éducation, la recherche, la justice. Cela surprendrait que l’on parle beaucoup du logement. Ce serait un miracle si on lisait que la France doit faire du logement une priorité nationale  … et qu’on l’applique.

Il ne faut pas non plus oublier que 20 régions ont été dirigées par les équipes de gauche depuis au moins 5 ans.. Mais le bilan de ces cinq années n’a pas été fait … encore moins dans le domaine qui nous intéresse.

Maintenant, tout le monde veut bien promettre. Reste à passer à l’application !!!!

Passons aux déclarations de certains « responsables » politiques.

Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, a affirmé lundi que la France devait faire du logement « une priorité nationale» , intervenant parmi d’autres personnalités politiques devant la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés.

« Quand va-t-on en faire une priorité ? On a besoin de 8 à 900.000 logements sociaux en France. On sait bien qu’on ne le fera pas comme cela» , a-t-elle dit à la Grande Halle de la Villette (Paris 19e), lors de la présentation du 15e rapport annuel de la Fondation.

« Ce n’est pas normal qu’il y ait 11 milliards, un tiers du budget du logement, aujourd’hui vers la défiscalisation de ceux qui achètent des logements. Il faudrait mettre cet argent pour aider à l’acquisition du foncier et la création de logement social» , a affirmé la maire de Lille.

Pour l’ancien numéro deux du gouvernement Jospin, « nous avons tous échoué sur le logement, la droite comme la gauche» .

« Le logement c’est un droit fondamental et on continue à mener une politique dont le levier principal est le marché avec la loi de l’offre et de la demande» , a lancé au cours d’un débat, Harlem Désir, secrétaire national du PS et député européen.

Le numéro 2 du PCF Pierre Laurent, a de son côté déclaré qu’il fallait « augmenter les pénalités»  à l’encontre des maires qui ne respecteraient pas la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) imposant un quota de 20% de logements sociaux aux communes de plus de 3.500 habitants.

Soulignant pour sa part qu’» y a beaucoup de surfaces récupérables» , le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou, s’est demandé s’il n’y avait pas « trop de normes» , suggérant ainsi un assouplissement du marché locatif.

Une « idée hors pensée unique»  qu’il a aussitôt retirée face aux protestations de la salle, dénonçant la multiplication des « logements indécents»  qu’entrainerait un assouplissement des normes.

Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, le logement est « un problème de société»  qui pose « la question du partage des richesses» . « Une des réalités du problème est l’augmentation très importante du coût du chauffage des logements» , a-t-elle également souligné.

Apparu favorable au rachat des logements vacants en Ile-de-France

Lors de la présentation du 15e rapport sur le mal-logement de la Fondation Abbé-Pierre, lundi 1er février, le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, doit proposer le rachat par l’Etat des logements vacants en Ile-de-France. M. Apparu, qui n’est pas favorable à une politique de réquisition, propose que ce « levier»  soit utilisé dans la région capitale, où le manque de foncier pénalise la construction de logements sociaux.

Il s’engage à travailler avec les organismes HLM à un « vaste programme de rachat des logements vacants pour créer une offre pour les plus modestes» . Les associations pourraient assurer la gestion de ce nouveau parc.

On estime qu’il existe entre 1,8 et 2,5 millions de logements vacants en France, dont 300 000 en Ile-de-France. Paris en compterait 130 000.

Pour Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre, « cette proposition est un premier pas» . Mais, souligne le délégué général, « pour que cette mesure soit efficace, il faut que les propriétaires de logements vacants soient incités à vendre» .

La fondation défend un élargissement de la taxe sur la vacance à toutes les communes françaises. Seule une partie des agglomérations de plus de 200 000 habitants est aujourd’hui concernée.

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Pour ceux que cela intéresse, vous pourrez lire, en date du 20 janvier, un commentaire d’un « vrai lillois » qui a sa version  sur la pratique du logement à Lille. Cela fait suite à l’article que nous avions publié à propos des priorités de M Aubry pour 2010 : Emploi et logement. A LIRE ABSOLUMENT.
Voici le début de la déclaration :

Je tiens absolument à réagir à cette déclaration d’Aubry car ce qu’elle dit est en total contradiction avec ses actes. J’habite la ville de Lille dont elle est maire et force est de constater que dans le quartier Saint-Maurice Pellevoisin de nombreuses maisons appartenant à la ville, acquises d’ailleurs en usant et abusant du droit de préemption parfois pour un prix modique, sont inoccupées depuis des années. J’ai moi-même fait une demande de location pour l’une de ses maisons auprès d’Aubry et elle me l’a refusé…

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Un logement de la honte

02/02/2010
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au coeur de la ville de Pont-Saint-Esprit

Voilà ce qui attend quiconque pénètre dans ce bâtiment du 6 place de l’Ancien Hôtel de ville, situé au coeur du vieux Pont-Saint-Esprit. Ici, habite Karine Lestrat, divorcée et mère de cinq enfants, dont quatre à charge, et âgés de neuf, huit, six et un an. Depuis deux ans, la petite famille subit les désagréments de ce logement insalubre et vieillissant, à l’image de sa façade lépreuse.
Mais il faut pénétrer l’édifice pour mesurer l’étendue des dégradations, avec une cage d’escaliers esquintée et aux murs croûteux. Au printemps dernier, cette habitation de trois niveaux a fait l’objet d’un contrôle de diagnostic, effectué par la commission logement de la Caisse d’allocations familiales.

Le résultat est accablant. Le rapport relate des infiltrations par les toitures. Il signale une absence de gouttière sur la façade du bâtiment et la non étanchéité de la fenêtre coulissante du toit. Cet état de délabrement n’épargne pas les installations électriques.

« Avant hier, la maison sentait le cramé, explique l’occupante, j’ai donc éteint tous les radiateurs, ça faisait un peu pôle Nord. On a doublé les pyjamas, les chaussettes et les couettes.

» Les enfants se sont couchés, « la peur au ventre, craignant que la maison ne prenne feu ». L’éclairage est lui aussi défectueux.

Des câbles de fortune traversent le séjour de part et d’autre. Les décors disgracieux font penser à une souricière à taille humaine. Des ampoules explosent régulièrement. « La dernière fois, mon bébé et moi avions failli prendre des éclats sur le visage. » Une fiche multiple pendouille comme une guirlande dans un coin de la pièce. La cuisine n’est pas mieux lotie. Les équipements sont brinquebalant : « Les volets ne se ferment pas bien et le siphon d’évier est tout pété. » Karine Lestrat a donc décidé de tirer la sonnette d’alarme. En conflit ouvert avec son bailleur, elle alerte la Caisse d’allocations familiales, qui règle la totalité du loyer, d’un montant de 540€. La locataire a également saisi la police municipale, pour faire dresser un autre constat : « Des morceaux de cheminées foutaient le camp. » Jany Roux, la propriétaire de l’habitation affirme quant à elle : « On a loué une nacelle pour faire tomber la cheminée », affirme-t-elle. Mais le litige persiste sur les aménagements à effectuer à l’intérieur. « Madame Lestrat ne veut pas nous laisser entrer pour faire les travaux », affirme la loueuse.

Karine Lestrat livre sa version des faits : « Madame Roux a déjà envoyé son mari réparer le siphon. Il est venu, il a bricolé des choses. Mais il n’a rien réparé ». L’occupante exige donc l’intervention de vrais professionnels. Mais elle n’y croit plus trop. « Le mieux pour nous, maintenant, c’est de trouver un autre logement ». Mais problème, la jeune maman ne travaille pas. Avec un revenu de 1 293 € mensuels, et quatre enfants à charge, difficile de convaincre un bailleur de sa solvabilité.

Midi libre

Tous, c- Presse

Les bénéficiaires d’une aide

02/02/2010
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La direction des statistiques de la Caisse nationale d’allocations familiales vient de publier une étude sur « les bénéficiaires d’une aide au logement en 2008″. L’occasion d’avoir une vision d’ensemble sur cette question.

En 2008, plus de 6 millions de familles ont perçu une aide au logement versée par les caisses d’allocations familiales (les aides versées par les collectivités sont exclues de l’étude), soit 13 millions personnes et environ 20% de la population française, pour un coût total de 14,7 milliards d’euros. Une somme considérable à comparer par exemple au montant des subventions aux organismes HLM pour construire de nouveaux logements sociaux, de l’ordre de 500 millions d’euros.
Trois aides, accordées sous condition de ressources, coexistent. L’allocation de logement familiale (ALF) est financée par la Sécurité sociale et concerne 1,3 million de foyers. L’allocation de logement sociale (ALS, 2,3 millions de foyers) et l’aide personnalisée au logement (APL, 2,5 millions de foyers) sont financées par le Fonds national d’aide au logement (Fnal). Ces trois aides ne sont pas cumulables : ALF et ALS sont perçues par les personnes non éligibles à l’APL. Ainsi par exemple, la plupart des étudiants bénéficiaires d’aides reçoivent l’ALS.
La majorité des bénéficiaires de ces aides sont des locataires (83%) ; les autres sont accédants à la propriété (9,5%) ou logés en foyers (7,5%). Toutes catégories confondues, ces aides permettent de diviser par deux le coût du logement pour la moité des allocataires. Mais les situations des bénéficiaires sont très différentes suivant leur situation de famille. L’effet des aides au logement est particulièrement important pour les familles mono-parentales : sans aides, ces familles consacreraient 40% de leurs ressources au logement, tandis qu’avec aides, ce taux passe à 16%… ce qui n’empêche pas 50% d’entre elles d’avoir un reste à vivre inférieur à 571 euros par unité de consommation.

La Cnaf publie ces statistiques alors que les aides au logement et leur réforme devraient être au coeur de l’actualité politique des mois à venir : ces aides devraient prochainement être touchées par la Révision générale des politiques publiques, sans qu’on sache précisément encore quelles sont les pistes de réformes envisagées. Mais en ce domaine, une modification de la législation qui peut paraître mineure a un impact financier considérable. Une question d’actualité car ces aides sont extrêmement sensibles à la conjoncture économique : ainsi, dans la loi de finances rectificatives pour 2009, le Parlement a dû voter 500 millions d’euros de crédits supplémentaires pour renflouer le Fnal. Pour justifier cette demande de crédit, Bercy a expliqué aux parlementaires que « la hausse du nombre de chômeurs et la baisse des revenus dans le secteur marchand»  ont conduit, en 2008, à une progression du nombre d’allocataire « de l’ordre de 4%, soit environ 170.000 allocataires»  de plus qu’en 2007. Par ailleurs, les cotisations employeurs qui financent également ces aides ont « diminué mécaniquement, suite à la baisse du nombre de salariés et des revenus»  (Rapport Gilles Carrez, p.27).

localtis

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