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Archives pour 01/02/2010

Incendie meurtrier

01/02/2010
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de St Ouen

Marche silencieuse en hommage aux victimes

Lundi 1er février 18 h 30

Pas de nouvelles du propriétaire ni de l’Etat
Les sinistrés toujours à l’hôtel

A l’initiative des habitants et des parents d’élève des écoles voisines, une marche silencieuse en mémoire de la jeune maman et de son enfant qui ont péris dans les flammes de l’incendie , les sinistrés, les locataires, les habitants du quartier, les parents d’élèves, et les associations et organisations qui les soutiennent feront une marche silencieuse jusqu’à la place de la Mairie.
Des représentants des habitants, de l’ambassade du Mali et du DAL ont été reçu par la municipalité de Saint-Ouen mercredi 27 janvier.
Les locataires et le DAL ont demandé le relogement des sinistrés et des locataires en donnant la priorité aux sinistrés et aux familles avec enfants, l’expropriation du propriétaire et des travaux immédiats de sécurisation de l’immeuble.
La mairie a manifesté son intention de mettre en fin à la situation scandaleuse de cet immeuble et aux pratiques de son propriétaire, marchand de sommeil qu’elle a convoqué. Elle a sollicité auprès de la préfecture une table ronde associant également les habitants et leurs représentants pour travailler au relogement des familles.
Aujourd’hui, les familles de l’étage incendié sont sinistrées et hébergées à l’hôtel.
Le propriétaire n’a pas répondu à la convocation de la mairie et l’Etat n’a pas donné de réponse à la demande de table ronde.
Les premiers travaux d’office promis par la mairie n’ont toujours pas été réalisés. Les restes de l’incendie, et des détritus jonchent la cave et la cour de cet immeuble qui est en déshérence.
Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités.
Les locataires plus que jamais décidés,  et leurs soutiens, demandent à la Mairie et à la Préfecture  :

De reloger immédiatement les familles sinistrées

Une table ronde pour régler cette affaire, afin de reloger les familles et tous les occupants, d’exproprier ce marchand de sommeil pour réaliser  une opération de logements sociaux, et en attendant et au plus vite la mise sous tutelle de cet immeuble, qu’il est incapable de gérer…

Le nettoyage, la mise aux normes de l’immeuble et des garages, et des mesures concrètes contre ce propriétaire incapable de gérer son bien dans le respect de ses locataires.

Ils vous invitent à la marche, en mémoire des victimes de l’incendie du 17 rue Jules Vallès.

Départ de la marche à 18 h 30, le lundi 1er février, à partir du 17 rue Jules Vallès.

Tous, b- Ailleurs

Risque d’expulsion

01/02/2010
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Siège au 25 rue de l’échiquier Paris 10e
Risque d’expulsion illégale lundi matin

15 ménages sans-abri, ont trouvé refuge depuis trois mois dans un immeuble parisien situé 25 rue de l’ Échiquier, Paris 10e.

Depuis plusieurs jours, des vigiles avec chiens font le siège des habitants et leur interdisent  de rentrer dans leur logement si ils sortent. Les vigiles se dissimulent derrière la porte d’entrée de l’immeuble et bloquent le couloir.
Plutôt que de sortir et d’être à la rue, les occupants se sont cloîtrés à l’intérieur et se font livrer la nourriture par les fenêtres, à l’aide de paniers accroché à une ficelle (voire image ci dessous).

Cet immeuble semble appartenir à la la société HLM « la sablière» , bailleur traditionnel de la SNCF (voire photo ci dessous), en vue d’un programme de logements sociaux.

Droit Au Logement a été saisi samedi par des occupants de cet immeuble, et a constaté les faits sur place.
La semaine dernière, trois familles locataires avec enfants, avaient été évacué à la suite d’un départ de feu de l’immeuble mitoyen, 27 rue de l’échiquier, et ont été placées dans des hôtels.

Droit Au Logement est scandalisé par cette affaire qui pourrait signer le retour à des formes d’expulsion illégale, à l’aide de sociétés de vigiles :

Au propriétaire des lieux de faire lever immédiatement ce siège de mettre en place un processus de relogement pour ces galériens  qui ont vécu la violence de la rue.

Aux autorités de police de mettre fin à ce siège, et de faire respecter la liberté de circuler et d’accéder à son domicile normalement.
L’expulsion du domicile, y compris d’occupants sans titre, nécessite une décision du juge. Ensuite lorsque les délais légaux sont épuisés, l’autorisation du Préfet est nécessaire pour que la police procède effectivement à l’expulsion. Nul ne peut se faire justice soit même, la France reste un État de Droit.

A la Ville de paris, si nécessaire,  d’intervenir auprès de la Sablière pour faire cesser ce siège

Tous, b- Ailleurs

La manif des squatters

01/02/2010
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Cela se passe à Bordeaux

Ce n’était vraiment pas une manif comme les autres. Déjà, elle était programmée avant que le jour se lève : 8 heures devant le squat de l’avenue Thiers. Moyennant quoi elle partit trois quarts d’heure plus tard car c’étaient les manifestants qui avaient eu du mal à se lever. Ou à se rassembler, effrayés qu’ils furent parfois par le déploiement policier autour du squat. Pourquoi si tôt, alors ? « Parce qu’il fallait leur laisser le temps de faire la manche dans la journée, c’est leur seule ressource » précisa Jérôme Lobao, porte-parole des Roms Bulgares (très majoritaires) et Roumains qui composaient cette cohorte de 140 personnes, selon la police… et les organisateurs. Soit en gros la moitié de la communauté sur l’agglomération.

Les banderoles aussi étaient inattendues puisqu’il s’agissait de feuilles de papier blanc : « Vierges comme nos droits en France » dixit Jérôme Lobao, auteur de l’idée.

Mais ce qui différenciait surtout cette manif des rassemblements habituels, c’était sa composition. Ici, peu de militants, exception faite de représentants isolés du NPA, de la Gauche unitaire, de la Fédération pour une alternative sociale et écologique, de la Ligue des droits de l’homme, de Michel Chanteau pour les sans-papiers, de Christophe Adam pour Médecins du monde et de Nathalie Victor-Rétali, conseillère municipale communiste de Bordeaux, seule élue présente.

Ces manifestants, on a plus de chance de les trouver au coin d’une rue, une sébile à la main, qu’encadrés par des gyrophares sur le pont de pierre, le cours Victor-Hugo ou le cours d’Albret comme une troupe respectable de syndicalistes chevronnés. Par un froid de loup (des Carpates), hommes en bonnet et parkas élimées, femmes en fichus et manteaux râpés, gamins en cagoule et parfois même bambins arpentaient le bitume en clamant des slogans dans un sabir au message néanmoins très compréhensible : « Jé vou travaillé ».

Pas de mégaphones, pas de crécelles mais des sifflets et des poubelles martelées par un morceau de bois. Ces têtes burinées de parias, taillées à coup de serpe, tannées par les intempéries, marquées par un rejet millénaire sous toutes les latitudes, on les aurait trouvées plus facilement dans un musée, peintes par Bosch ou Breughel, que dans une manif bordelaise. Ici ou là, quelques jeunes hommes s’échappaient du cortège, de peur d’être reconnus par une bonne amie ne sachant pas leur condition de squatter…

Discipline

Cette manifestation très encadrée se déroula dans une certaine discipline de marche, tout en enquiquinant comme il se doit de nombreux automobilistes du matin.

À la préfecture, cependant, la tension se fit plus palpable. Jérôme Lobao s’était vu opposer le refus d’une audience et obtint seulement une autorisation de présence jusqu’à midi. Allez faire comprendre cette subtilité à des gens qui revendiquaient pour la première fois de leur vie. D’ailleurs, cette manif de Roms était tout simplement inédite en province, la précédente ayant eu lieu en Seine-Saint-Denis. Réclamer de l’eau et de l’électricité, voilà qui avait un parfum d’après-guerre. Demander la fin des tracasseries policières présentait un caractère beaucoup plus actuel. Quant à la revendication pour des certificats de séjour, c’est celle de tous les sans-papiers aujourd’hui.

Pas d’accord préfectoral

N’empêche que cette manif n’a rien donné, au point que la communauté a décidé de la reconduire mercredi prochain. La question de l’électricité reste entière puisque le préfet a indiqué par lettre à Jérôme Lobao qu’il n’avait jamais donné son accord pour un prélèvement sauvage, ce dont on se doutait un peu. L’intéressé prétend néanmoins qu’il a eu l’aval des autorités préfectorales et municipales, mais évidemment sans trace écrite. Une bonne nouvelle toutefois : le tribunal de Bordeaux a confirmé l’ordre d’expulsion des Roms de Cenon mais avec un délai d’un an. C’est la première fois qu’un sursis de ce genre est accordé. Une avancée ?

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Fondation Abbé Pierre

01/02/2010
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La Fondation  Abbé Pierre et l’état du mal logement 2010

Le contexte économique et social qui a profondément affecté la France en 2009 n’a pas été à l’origine de la crise du logement qui touche le pays. Cette dernière l’a précédé de beaucoup !

Aujourd’hui, parmi les victimes du mal-logement, 600 000 enfants souffrent au quotidien et ont un avenir particulièrement compromis.

Mais la précarité qui frappe douloureusement nos concitoyens nourrit, renforce et aggrave les conséquences du mal-logement sur les personnes défavorisées et atteint désormais les classes moyennes également.

Si 3,5 millions de personnes sont mal logées (ou pas logées du tout) sur le territoire national, la crise du logement touche, elle, 10 millions de personnes à des degrés de gravité divers…

Le logement n’est pas un problème marginal, c’est un problème de société. Et il est plus que temps pour les pouvoirs publics de se saisir de cette insécurité sociale majeure et d’accorder à cette véritable indignité contemporaine les moyens qu’elle réclame pour y répondre.

Tous, c- Documents

La CNL évincée

01/02/2010
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de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat )

La CNL a été évincée en tant que membre titulaire, du conseil d’administration de I’Àgence nationale de l’habitat (Anah) où elle siégeait depuis des années.

La CNL est pourtant la première organisation de locataires : outre ses 80.000 familles adhé-rentes, elle réunit 42% des sièges et des voix lors des élections des représentants des locataires dans les conseils d’administration des organismes du logement social.

Pour la CNL,  « cette décision est révélatrice de la volonté du gouvernement de faire taire les revendications et de briser les résistances face à la politique du logement qu’ïl souhaite mettre en oeuvre ».

Liberté

Tous, c- Presse

Déconstruire le discours

01/02/2010
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Celui du gouvernement

Petit retour en arrière : Benoist Apparu a martelé lors de chacune de ses interventions publiques de ces derniers mois (voir nos articles ci-contre), trois idées qui justifient sa politique. Premièrement, les logements sociaux ne sont pas construits au bon endroit : on en fait trop en Auvergne, pas assez dans les zones tendues (Ile-de-France, vallée du Rhône, Paca). Deuxièmement, il y a trop d’organismes, et trop petits : il faut simplifier tout cela, et donc encourager notamment les sociétés anonymes d’HLM à se regrouper, à atteindre une « taille critique» . Troisièmement, il faut que les organismes HLM ne comptent pas seulement sur les aides de l’Etat pour construire de nouveaux logements et trouvent de l’argent ailleurs, notamment dans la vente de leur patrimoine.
C’est ce discours que l’USH s’est a employé à déconstruire le 20 janvier. Thierry Repentin a expliqué que non, les organismes ne construisaient pas des logements sans s’assurer qu’existait une demande. La preuve ? « Nous n’avons pas de vacance, et les constructions défiscalisées, Robien ou Scellier, ne peuvent pas en dire autant.»  Et d’ailleurs, les organismes HLM ne sont pas seuls responsables de la localisation de leurs programmes neufs : ces dernières années, « les préfets ont poussé parfois à l’excès les organismes à la construction afin de remplir leurs propres objectifs» .
Il a expliqué ensuite que la taille des organismes ne fait pas leur efficacité. L’essentiel est le « service rendu localement» , « l’ancrage territorial»  des organismes. Et afficher pour tout critère d’efficacité le nombre de logements gérés n’est pas sérieux : si l’on dit qu’il faut un minimum de 5.000 logements pour atteindre une taille critique, « il n’y a plus d’organisme HLM en Corrèze» .
Enfin, sur la vente du parc, le gouvernement et l’USH ont signé un accord, en décembre 2007, qui dit clairement (article 4-1) que « les critères de mise en vente résultent des politiques locales de l’habitat»  et que « le produit des ventes (…) ne se substitue pas aux financements d’Etat» . Pas question donc de « brader»  le parc social pour compenser le fait que « l’Etat manque à son rôle de garant de la solidarité nationale» .

Localtis

Tous, c- Documents