Les fraudes dans le collimateur
Bien entendu, on va s’occuper d’abord des fraudeurs à l’APL !
C’est ce qu’on trouve en article dans un journal récemment.
Bien entendu, les députés vont s’occuper de ces fraudeurs en priorité, pour combler le déficit de la sécu ! Cela pourrait rapporter 25 millions d’€. Pour cette catégorie de personnes, on est très fort pour faire des estimations !
On sait que de grosses entreprises font le chantage à l’emploi pour ne pas payer les cotisations URSSAF : l’article ne le dit pas et ne le chiffre pas. on connait des hommes politiques qui offrent des repas à 5000€ la tête!!
Par ailleurs, si on avait la volonté de taxer les revenus financiers, cela pourrait rapporter 71 millions d’€ (cela a été calculé par le PCF). Somme qui comblerait largement le fameux trou de la sécu et donnerait même des bénéfices qui pourraient profiter aux personnes les plus en difficulté !
Si on s’occupait un peu plus des parachutes dorés, cela prendrait moins de temps et serait plus rentable (voir article paru hier sur le blog : le 1% secoué par une autre affaire).
Mais on préfère faire la chasse aux fraudeurs à l’APL qui sont évidemment parmi les personnes les plus vulnérables et sans compte à l’étranger.
Bien sûr, on s’attaque aux propriétaires mais c’est un leurre pour faire croire que le gouvernement sait s’attaquer à tous les problèmes. Tout le monde sait que le gouvernement crie haut et fort qu’il s’attaque aux marchands de sommeil. C’est du moins ce qui est dit. Dans la réalité, les fraudeurs peuvent dormir paisiblement : on fera un petit exemple de temps en temps –pas trop souvent car la justice n’est pas très rapide- pour faire un peu peur.
Un exemple : dans le Douaisis, un marchand de sommeil bien connu a eu des soucis depuis au moins 2007. Le DAL y a participé. Le passage en tribunal a commencé début 2009 ! Depuis, plus de nouvelles. Gageons que, s’il est condamné (pour l’instant, il est présumé innocent !), il aura eu le temps vendre tout son patrimoine immobilier (environ 200 logements) et trouvera facilement un pied à terre en dehors de la France (il a déjà au moins une maison à l’étranger).
Par contre, il ne faudra pas s’étonner qu’un gros titre de journal montrera un fraudeur aux APL !